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 mattias || mec, fallait que je sois une damoiselle en détresse ?



MessageSujet: mattias || mec, fallait que je sois une damoiselle en détresse ?   Sam 14 Jan - 4:17

Mec, fallait que je sois une damoiselle en détresse ou bien ?Depuis quelques temps, je suis particulièrement agité. Le fait que plein de mangemorts se soient faufilés – façon très légère de parler du trou géant devant régner à Azkaban – hors de leur prison y était pour beaucoup en fait. Qui dit mangemort, dit paternel Dolohov. Et je n'étais pas tout à fait enchanté à la perspective de retrouvailles avec mon géniteur. La situation dans laquelle je me retrouvais n'allais pas lui faire plaisir, j'en étais certain et il allait probablement me réserver des plans comme ceux qu'il avait réservé à mes frères durant mon enfance.
Je n'avais pas envie de ça. Je n'aimais pas être un toutou du ministère, mais j'avais suffisamment les mains libres pour pouvoir envisager une porte de sortie dans quelques semaines, au pire quelques mois. Avec Dolohov père, l'histoire était toute autre. Soit on marchait avec lui, soit on finissait sous ses bottes. Et croyez-moi, elles sont sales. Personne n'a envie de se retrouver là.

Bref, je n'arrivais donc pas à rester tranquille, mon cerveau bouillonnant à l'envie de me trouver un plan pour m'échapper du mauvais pas qui m'attendait. Je le sentais, fallait que je fasse quelque-chose avant de me retrouver un peu trop coincé d'un côté ou de l'autre.
Ou peut-être que je dramatisais ? Je n'avais pas vraiment vécu à proprement dire avec mon père, je ne connaissais de lui que sa satisfaction à détruire et purifier son sang. Puis je l'avais vu maltraiter mes frères aussi. J'avais eu beaucoup de chance, j'en avais bien conscience, et je tenais à ce que les choses restent ainsi.
Ma liberté avant tout.

En vrai j'avais peut-être besoin de partager mes soupçons.
J'avais la sensation que bientôt, Poudlard ne serait plus sûr du tout. Des signes dans la forêt interdite, un murmure dans le creux de mon oreille, un souffle froid dans ma nuque. Je connaissais bien ces signes. Je n'aimais pas ça. Puis, j'avais vu les centaures dévaler, s'approchant trop de l'école avant de repartir, concernés par quelque-chose.
C'étaient là bel et bien des signes avant-coureurs. Quand on a connu la magie noire, on le sait ça, on reconnaît son parfum et l'orage qu'elle amène avec elle comme porteur de son message.

Enfin, mon frère avait repris contact avec moi, me demandant d'être prudent.
Ça avait suffit d'achever mes soupçons. Si lui avait pu m'écrire sans problème alors que le ministère avait veillé à ce qu'aucun contact ne soit possible, il y avait des failles sérieuses. Et surtout, c'est qu'il fallait vraiment que je prenne des mesures à mon sujet.

Du coup, j'avais décidé d'en parler à mon vieil ami.
Je n'en revenais pas de la chance que j'avais de pouvoir garder un contact aussi proche avec Mattias Avery. Nous avions fait Durmstrang ensemble, lui une année supérieure à la mienne. Cela ne nous avait pas empêcher de nous connaître et s'aider mutuellement : pour survivre là-bas, les alliances sont plus que nécessaires. Il avait été un allié précieux, un ami, un frère presque. Bien plus que mes frères naturels. Nous avions même vécu sous le même toit, faisant les quatre cents coups ensemble. On était libres, jeunes et avec plein de casseroles sur le dos. Mais il avait la rage de survivre, moi le feu de la vie. On a survécu, on a joué de débrouillardise et il a même mieux parié que moi. Il avait progressé, accédant à de belles places au ministère. Moi, j'étais un voyou, un voleur, un extorqueur de première mais un innovateur, je voulais le penser.

Bref, Mattias était la personne idéale à qui demander un avis tranché et franc sur mes soupçons mais aussi sur ma situation. Si on était francs, tout le monde savait qu'aucun Dolohov n'était fait pour être auror. Il ne devait rien savoir de tout ça mais moi, j'en ai rien à carrer de leurs missions. Puis de toutes les manières, il avait assisté à mon audience et il était membre du ministère : il pouvait bien être dans la confidence. Surtout qu'il était lui-même à Poudlard...
On avait d'ailleurs pas eu le temps de parler de tout ça. Je l'aurais bien fait à mon bar autour d'un verre mais impossible de le contacter sans éveiller les soupçons de l'autre auror en couverture, Seth là. Donc fallait sortir les grands moyens...
J'avais peut-être assommé le premier élève passant dans le coin, l'abandonnant dans un coin de l'auberge... avait peut-être mélangé un de ses cheveux à du polynectar déjà préparé puis avait bu le tout. En quelques minutes, j'étais devenu un élève de Gryffondor en dernière année, blond et grand. Il en imposait le gamin...

Tout fringuant, j'avais quitté les lieux sans même me soucier de son pauvre corps coincé entre le couloir et la porte, filant vite à mes occupations. Ce n'était pas si grave, il allait se réveiller en pensant s'être pris une sacrée cuite et on en parlerait plus. En attendant que cela se fasse, j'avais de quoi aller jusqu'à Poudlard et demander les lumières de Mattias.

Je dois bien avouer qu'à chaque fois, prendre une nouvelle apparence était une grande excitation pour moi. J'aimais voir quel rôle j'allais devoir jouer, piètrement ou merveilleusement, cernant plus ou moins rapidement le personnage. J'avais eu quelques agréables surprises... puis des moins agréables aussi. Mais pour le coup, je voulais me contenter de trouver Matt sans m'amuser à droite et à gauche. Et ce ne fut pas simple du tout : le bougre, il était populaire ! On m'arrêta plus de dix fois pour parler et me demander des comptes... J'avais fuit tant bien que mal et en apercevant ma cible dans un couloir, je me lançai à sa poursuite...

Et c'est comme ça après un moment gênant où j'ai attrapé « mon professeur » par le bras devant le professeur McGonagall, je me retrouvais au second rang à assister à un cours de potions dans les cachots de Poudlard. Non mais sérieusement... je n'avais pas fini Durmstrang pour refaire mes études à Poudlard, encore moins dans ces lieux... Enfin, c'était toujours plus accueillant que les salles de magie noire...

Alors que Mattias, droit et sérieux, nous expliquait les propriétés d'une potion et comment la réaliser, je le fixai sans le lâcher jusqu'à croiser son regard. Je lui fis alors les gros yeux... et un clin d'oeil. J'en faisais plein depuis nos années à Durmstrang... Certes, comme la moitié de la planète peut-être mais il allait bien se douter que son élève ne lui faisait pas de clins d'oeil...
Puis j'y pensais maintenant : ça n'avait rien d'aussi évident en réalité. Bon sang, un élève qui fait des clins d'oeil à son prof... ça me rappelait moi avec Mlle Ivano- bref. La fille à côté de moi me lança un regard étonné suite à mon enchaînement de signaux étranges mais elle me fit signe que Mattias Avery était pour elle sinon, elle me tuait... Les adolescentes... Bref. Le temps de retourner mon attention sur Matt qu'il aidait déjà un autre binôme pour une potion.
Je fis tout alors pour attirer son attention, du regard insistant, aux mouvements obscurs des sourcils jusqu'au signaux de fumée avec ma potion qui bouillait (d'une couleur douteuse mais je ne voulais pas faire de potions moi, juste attirer monsieur professeur assistant populaire) et même des gesticulations de corps plus que douteuses.

Ne pouvant plus tenir devant le ridicule de ma situation, Rogue présent et en observation qui me dévisageait cyniquement, je finis par me lever et coller mon parchemin sous le nez de Matt. Dessus, le détail de mon devoir demandé... avec, en haut de la feuille, un gros « Bordel Matt, c'est moi, Milan ! Tu ne reconnais pas mes clins d'oeil ???? Je ne peux pas fuir mec, et j'ai plus que vingt minutes de polynectar devant moi. HELP. » J'attendais qu'il le lise pour croiser son regard et refit mes gros yeux et le clin d'oeil crispé.
Il allait me prendre pour un dingue.
J'étais un dingue.

Restait plus qu'à espérer qu'il trouve une parade pour écourter son cours de quelques minutes ou que je file avant. Je ne voulais pas risquer de reprendre mon apparence devant une classe entière et Rogue...
© 2981 12289 0

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Kill me softly ; Close my eyes with your hand ; I can no longer even run away



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