AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 Les fauves sont lâchés - TEAM CHARLIE


Invité
avatar


MessageSujet: Les fauves sont lâchés - TEAM CHARLIE   Dim 23 Oct - 0:27




TEAM CHARLIE

Les fauves sont lâchés


Métamorphose. Charlie avait de grosses lacunes dans cette matière. De plus, elle ne portait pas le professeur dans son cœur qui était bien trop sévère à son goût. Elle se sentait obligée d’y aller étant donné les circonstances. Charlie enfourna son déjeuner le plus lentement possible. Comme si cela pouvait ralentir le temps. Elle aimerait s’étrangler avec son morceau de pain ainsi elle n’aurait pas à subir ce cours pénible. Elle mange seule, préférant ses pensées aux discussions des autres. Son moral n’était pas à son apogée en ce moment, elle n’avait pas envie de subir les questions de ces camarades de maison. Rien n’allait. Tout allait de travers. Ce n’était pas ainsi qu’elle avait imaginé sa dernière année. Elle se sentait plus seule et plus inutile que jamais. Charlie avait pris conscience qu’elle n’avait pas de véritable ami à part Clyde et même si c’était ce qu’elle avait toujours voulu, elle aurait aimé une présence pour lui changer les idées. Pas pour la plaindre non, mais pour l’aider à se vider la tête, à penser à autre chose qu’au vide et au néant. Charlie souffrait de dépression, c’était un fait certain et elle ne se l’avouera jamais. Elle avait tout perdu cette année, son innocence qu’Harry lui avait volée, Harry qui s’était barré sans explication, son père qui était plus que jamais du côté de sa mère et pour couronner le tout, elle avait un fiancé dont elle ne voulait pas. Les nerfs à fleur de peau étaient compréhensibles. C’est le cœur en miettes rongé d’idées noires qu’elle allait devoir affronter cette fin d’année.

Elle arriva en même temps que d’autres élèves dans le couloir. Elle remarqua leurs uniformes : Poufsouffle. Elle leva les yeux au ciel. Elle aurait préféré avoir cours avec les Serpentard. Certains d’entre eux avaient développé une certaine animosité envers Charlie quand ils avaient appris ce qu’elle avait osé faire à Aedan. Ils ne pouvaient pas comprendre. Ils ne pouvaient pas se mettre à sa place, sentir ce que ça faisait d’avoir un cœur en morceau qui guide un esprit tourmenté en quête de réponse et qui ne s’exprime que par l’agressivité. Elle s’assied au dernier rang, tout à gauche. Le professeur l’interpelle et lui fait signe du doigt de se mettre au premier rang au milieu. Sans broncher, elle se dirige vers la place attribuée et se laisse tomber sur sa chaise. Elle n’avait plus la force de répliquer face à ça. Quelle importance ? Il y avait des choses bien plus graves. Si seulement ils savaient. Si et seulement si. Tant de variables qui pouvaient tout faire basculer. Est-ce que tout pourrait un jour redevenir comme avant ? Elle aimerait retrouver sa joie et son arrogance, son bonheur d’etre une sorcière. Mais en ce moment, même Poudlard avait sombre aura, un simple passage qui allait l’amener à l’abattoir. Il ne lui procurait plus ce nouveau souffle de vie. Tout était éteint. Tout.

Le professeur commence son cours. Charlie tente d’écouter mais avec toute la volonté qu’elle dispose, elle n’y arrive pas, ce n’est pas suffisant. Elle pourrait pleurer pour évacuer mais, elle a tellement pleuré ces derniers mois qu’aucune larme ne glisser le long de sa joue, ses réserves sont épuisées. Elle n’en n’a plus la force de toute façon. Le silence règne dans cette classe parfois interrompu par les griffonnements des plumes sur le parchemin. Charlie entend des ricanements derrière elle, elle n’y prête pas attention. Sans doute des élèves qui trouvent mieux à faire qu’écouter le cours. Aucune importance. Elle croise les bras sur son banc et dépose sa tête sur ceux-ci, le regard en direction du professeur. Les rires se font de plus en plus fort, des petits cris choqués viennent de la gauche. Elle ne fait pas attention. Elle s’en fou. Elle préfère essayer d’accorder un peu d’importance à la métamorphose. La moue de la prof, intrigue Charlie. Elle tient sa baguette, son corps est figé par l’étonnement. « Charlie ! » Dit-elle à demi-mots. Charlie se redresse et hausse les épaules sans comprendre ce qu’il se passe. Les yeux rond de la prof ne la regardent pas elle, mais derrière celle-ci. Elle se retourne et aperçoit l’autre Charlie, un sourire vicieux sur le visage.



Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar


MessageSujet: Re: Les fauves sont lâchés - TEAM CHARLIE   Lun 24 Oct - 17:56

Les fauves sont lâchés
Charlie & Charlie
« I could easily forgive his pride, if he had not mortified mine. »▬ Jane Austen, Pride And Prejudice


« On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d’accord. Les blessures demeurent  intactes. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ses blessures de bandages, et la douleur diminue… mais elle ne disparaît jamais. » Charlie fouilla dans son sac, à la recherche d’une de ses trop nombreuses boites de médicaments. Personne n’avait vraiment su quel mal avait piqué le petit enfant. Mais avoir passé une partie de son enfance dans un lit d’hôpital, à se demander chaque soir si elle serait encore là le lendemain, lui avait un caractère froid et distant avec les gens. C’était peut-être ça qui l’avait fait devenir amie avec Jessie. Comprendre la douleur, les larmes. Savoir le prix d’une vie, et pourtant faire tout pour foutre en l’air la sienne. Elle se fichait de mourir maintenant. Elle regretterait surement plein de choses. La famille qu’elle aurait pu avoir, savoir qu’elle métier elle aurait eu. Tout cela. Mais elle n’avait pas peur de cela. Elle avait peur de vieillir.

Petit bout de femme, chétive, d'allure languissante, les cheveux d'un brun fade, le visage pâle, elle ressemblait à une enfant malade et gâté. Et elle l’était presque. Son père lui avait toujours acheté ce qu’elle voulait, tant qu’elle était calme, pour excuser ses absences répétées. Abandonnée, c’est comme ca qu’elle se sentait. Rejetée, petit enfant laisser au bord de la route, près du cinéma, attendant son bourge de père, alors que la pluie tombait sur le visage de l’enfant en pleur dont la joie laissait place à une haine indescriptible. Somptueux mélange de solitude, haine, rage, inconscience, voila comment Charleen était devenue Charlie.

La jaune et noir trouva enfin ses boites, ses mains tremblotent, visiblement énervée, elle laissa tomber ses nombreux cachets dans son assiette avant de partir à a recherche d’eau pour les prendre. Les yeux de ses voisins s’écarquillaient parfois du nombre de médicaments. Elle se contentait d’hausser les épaules, de soupirer et de les avaler sous le regard bienveillant d’Aedan, ce jeune homme plein de vie qui la faisait toujours sourire même dans les moments les plus sombres de sa petite vie. Une fois que le jeune homme eut fini de manger, elle se leva avec lui pour qu’ils aillent en cours. Métamorphose disait-il. Jessie était…C’était une bonne question, mais elle le retrouverait bientôt, et peut-être allait-il sécher alors commencer a se rendre devant la salle ne lui ferrais pas de mal.

Aedan était une des personnes qu’elle supportait le plus à Poudlard, si peu étaient-ils. Ils se faisaient mutuellement confiance, et même si elle n’était pas la meilleure en conseil, laissant cette tache à Paige par exemple, elle tachait de faire de son mieux. Quand elle avait appris ce qu’une poufiasse de Gryffondor lui avait fait, ni une ni deux, toute la haine et la colère qu’elle tassait au fond de son corps et qu’elle essayait de contrôlé s’étaient rallumées aussi vite qu’une feuille dans de l’essence prends feu. Quand elle la croisa dans le couloir et que son ami baissa les yeux, Charleen la toisa du regard comme pour chercher un moyen de pression sur cette fille qui semblait déjà écrasée par la vie. Les yeux presque aussi rouges que sa cravate, le teint presque aussi pâle que la maladive O’Malley. L’Ecossaise soupira et secouant la tête, détachant son regard du sien, alors que d’autres Poufsouffle avait des réactions semblables.

Rentrant dans la salle en silence après avoir cherché du regard Jessie, une phrase remonta dans la mémoire de la jeune femme. Une phrase que la blonde avait prononcé quelques jours plus tôt. Elle remettait enfin un visage sur cette voix. «  Oh Pardon Monsieur Jessie. Je ne savais pas que Monseigneur avait des droits que les autres élèves n’ont pas ! ». Ses ongles rentèrent dans la peau de ses paumes alors qu’elle devait saluer le professeur en rentrant.

Attendez.
On arrête tout.

Pourquoi cette meuf, était à SA place. LA place qu’elle prenait tout le temps. Charlie commençait à bouillir tant et si bien que si  Aedan ne l’avait pas tiré plus loin a une autre table, elle aurait probablement fait un scandale en hurlant sur l’usurpatrice de prénom. Elle finit par s’installer sur une autre table, sortant sa bouteille d’eau, ses livres et sa baguette. Elle était tellement énervée que suivre le cours était trop compliquer pour la demoiselle qui finit par dessiner sur une feuille de brouillons en râlant dans son coin. Un moment elle interpella son voisin, pour lui chuchoter à l’oreille son envie de faire un mauvais coup à la blondasse devant elle. Et sans qu’il ne puisse rien dire, et un sortilège informulé plus tard, les cheveux de la jeune femme commencèrent à tomber au niveau de ses épaules.

Des ricanements commencèrent près d’eux, puis d’autre et Charleen s’y mêla gaiment, voyant les réactions autours d’elle, des Rouges effarés des Jaunes qui criaient vengeance en silence. La brune attrapa sa bouteille d’eau pour commencer à boire en s’affalant un peux plus sur son siège, un grand rictus aux lèvres. En voyant sa professeure se figer, la brune pensa qu’il aurait été plus judicieux d’écouter son père et de faire du théâtre et elle regarda Aedan, le suppliant du regard de ne pas la balancer. « Charleen ! ». Oops. La brune releva le visage, en essayant de ne pas pouffer de rire sa bouteille toujours dans  sa main. Heureusement qu'elle avait une plutôt bonne mémoire auditive.

- Priori Incantatum, également appelé la remontée des sortilèges, est un sortilège qui sert à dévoiler la dernière action d'une Baguette Magique. C’est ce que vous venez de dire non ? , elle passa sa main dans ses cheveux et soupira. Je crois que Austin va avoir besoin d’une potion capillaire aussi, je lui conseille de voir avec Aedan et moi-même, nous faisons des miracles en potions. La personne qui t’as fait ça peut toujours se reconvertir en coiffeur parce qu’il t’a pas loupé en tout cas.

La brune soupira et reporta sa bouteille à ses lèvres alors que McGonagall regardait tout le monde pour trouver un coupable. Si elle interrogeait Aedan, Charlie était morte. Mais mourir doit être une bien bonne aventure…




© Gasmask
Revenir en haut Aller en bas
 

Les fauves sont lâchés - TEAM CHARLIE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pourquoi les pommes sont-elles rondes ? (PV - Kallo Hone)
» Pourquoi les nègres sont-ils des xénophobes?
» ILS SONT DEVENUS FOUS! Est-ce que je mène une campagne contre Aristide au Forumh
» Ah bon ? Les Haïtiens sont des canibales !
» Cours n°1: Les moldus sont primitifs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
All was well ϟ :: RP :: RPs abandonnés-