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 LIBRE - L'alcool est l'aspirine de l'âme


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MessageSujet: LIBRE - L'alcool est l'aspirine de l'âme    Dim 16 Oct - 18:48





We Want War by These New Puritans on Grooveshark

L’alcool est l’aspirine de l’âmeLIBRE





- Vous voulez autre chose monsieur?

J’observe le serveur d’un œil avide et lui fait signe de m’apporter quelque chose de plus fort que cette stupide bière. Il revient avec un shooter de vodka, et je lui en demande un autre par un simple signe de main. J’angoisse, je suis anéanti, je ne sais plus quoi faire ni comment m’y prendre. Je guète chaque âme encore plus que mon misérable être ne l’a fait auparavant, simplement parce que j’ai l’impression d’y voir SON visage abominable derrière chaque sourire en coin. Je ne dors plus, j’évite le travail depuis quelques jours, je m’inquiète terriblement pour ma sœur.

S’inquiéter. C’est peut-être le seul sentiment que je ressens avec certitude. Je m’inquiète pour ma vie, pour celle de ma sœur, pour notre sécurité. Je croyais qu’en enfermant mon père à Azkaban, je n’aurais plus à m’inquiéter de ses stupidités. Avoir su que les mangemorts tenteraient de libérer leurs collègues (ce qui n’est ne me surprend qu’à moitié), j’aurais dû le tuer. J’aurais dû l’étrangler à vif, ou bien faire jaillir un beau petit jet vert de ma baguette pour anéantir la moindre parcelle de vie en lui. Ce minable père qu’est le miens vient tout juste de s’échapper de cette prison supposée être impénétrable. Cette idée me terrorise, bien que je sache que je n’ai plus 14 ans. Je suis en mesure de me défendre, ou du moins c’est ce que je crois.

Ma main commence à trembler, et je grimace en agrippant mon verre. J’en vide le contenu pour tenter de faire passer cette sensation désagréable qui paralyse mon corps en entier. J’aimerais pouvoir me déconnecter, ne pas sentir cette sensation d’impuissance. La dernière fois, j’avais pris mon père par surprise. Voilà comment j’étais parvenu à le surpasser. Je doute que je sois en mesure de le vaincre aujourd’hui, et c’est pourquoi je fuis depuis presqu’une semaine. Je suis conscient que je devrais accourir dans le bureau d’Az pour lui demander s’il était au courant de l’évasion, et si oui pourquoi il ne m’avait pas averti plus tôt pour que je puisse me préparer. Mais à quoi bon ? Est-ce que ça aurait vraiment fait une différence ? Est-ce que j’aurais vraiment été en mesure de me sauver à temps ? Je ne crois pas. Alors vaut mieux mourir en paix avec un bon verre d’alcool à ma main. Mais paix n’a jamais été un synonyme dans ma vie. Chaque fois que le silence m’apaise, Mattias fait son apparition. Je suppose que cela l’amuse de troubler ses rares moments d’accalmie dans mon esprit. J’hais Mattias, j’hais ma vie, je me hais.

« Tu devrais peut-être te saouler jusqu’à te tuer alors… »

Je pose une main sur le comptoir, soupirant bruyamment. Je n’ai pas la force de le contredire, alors je commence à répondre à cette petite voix intérieure, sans même prendre la discrétion de parler à voix basse. Tant pis si les gens pensent que je suis fou, c’est bien le dernier de mes soucis présentement. Et puis, c’est en partie le cas dans cette définition modernité de ce qu’est qu’un « fou ». Alors oui je suis fou, laissez-moi tranquille.

- Sort de ma tête Mattias Avery, j’ai aucune envie d’entendre des moqueries ce soir…

Un soupir. Un ricanement. Voilà qu’il recommence de plus belle.
« C’’est principalement pourquoi je suis là! Tu sais très bien que tu ne peux pas supporter tout ça, alors abandonne ! Rends-moi ma place, Matt… »

Je grimace, et vide le deuxième shooter.

- Je ne te laisserai jamais ma place, je préfère mourir que de savoir que tu salisses mon corps de tes conneries…

Un rire, un rire bien trop sincère et qui se répercute dans ma gorge autant que dans mon esprit. Eh merde, voilà qu’il s’empare déjà de mon corps. Je dois arrêter de boire ou…

« Non c’est très bien, continue. J’aime quand tu perds le contrôle, c’est toujours moi qui finit par ramasser »

Je me prends la tête, incapable de figurer qui ne nous parle. J’hais ces moments de demi-lucidité où je suis incapable de différencier ma personne de la sienne. Je frappe le comptoir de mon pied, faisant bouger les verres sur le comptoir. Le serveur me jette un rapide coup d’œil avant de s’emparer des verres vides. La dernière chose que j’avais besoin ce soir, c’était Mattias qui venait troubler mes pensées déjà confuses.

Et un petit rire ironique sort de mes lèvres, bien que je sache très bien qu’il ne m’appartient pas.


© Jawilsia sur Never Utopia


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"J'aime marcher sous la pluie parce que personne ne peut y voir mes larmes"
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