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 Je jure de dire la vérité, juste la vérité. | Alexis


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MessageSujet: Je jure de dire la vérité, juste la vérité. | Alexis   Sam 1 Oct - 0:48


Je jure de dire la vérité, juste la vérité.

Tous les secrets ne sont pas bons à dire,
mais rares sont ceux qu'on ne peut
partager avec sa meilleure amie.

Alexis & Rémi

 Je viens de quitter Alexis à l’entrée de son dortoir. Elle n’avait pas totalement retrouvé le sourire, mais sérieusement je n’aurais pas su quoi faire de plus. Déjà qu’à la base je ne suis pas reconnue pour être un boute-en-train… Non mais vraiment, je n’aime ni particulièrement être avec des gens, ni particulièrement parler avec des gens. C’est différent avec Lex’ évidement, cette fille s’est la femme de ma vie, ma sœur, ma meilleure amie, mais malgré tout, réconforter les gens ça ne reste pas ma tasse de thé. J’ai l’impression de n’avoir jamais les mots qu’il faut. Surtout lorsqu’il s’agit des histoires de cœur de ma belle blonde. Elle a le don de s’embarquer dans des trucs  qui n’ont ni queue, ni tête. Surtout !  Surtout, lorsqu’il s’agit de Ronald Weasley. Ce garçon  c’est un peu comme sa kryptonite, son point faible. En temps normal c’est une jeune fille forte, un peu manipulatrice sur les bords et qui arrive presque toujours à avoir ce qu’elle veut, mais lorsqu’il s’agit du rouquin c’est différent. Elle l’aimait  –  aime  –  profondément et depuis qu’ils ne sont plus ensemble elle a le cœur en mille morceaux. J’ai beau l’écouter, essayer de lui changer les idées, la faire sourire, je n’arrive jamais totalement à le faire quitter son esprit.  Il y a des jours où elle arrive très bien à gérer cette pointe de douleur et on pourrait presque dire qu’elle est passée à autre chose… Ça, se sont les bons jours. Mais il y en a d’autre, plus sombre, où je me sens comme impuissante et que cette peine d’amour la rattrape à vitesse grand V. Le pire, c’est que je n’ai tellement pas d’expérience dans se domaine que j’ai me sens inutile. Comment convaincre quelqu’un qu’on la comprend lorsqu’on n’a jamais ressentie ce genre de chose ? Alors je ne lui dis pas, j’essai seulement d’être là pour elle. Une épaule pour pleurer, une oreille pour écouter et une amie fiable pour le détester quand il le faut.

Je remonte les marches pour me diriger vers le hall d’entrée. Je ne me sens pas tellement d’humeur à aller essayer de dormir, en l’occurrence regarder mon plafond en soupirant à plein poumon dans l’espoir vain que Morphée daigne me prendre dans ses bras. Sérieusement, je ne sais pas qu’est-ce que je lui ai fait dans une autre vie, mais j’ai dû le faire chier royalement pour qu’il me déteste à ce point. Comble du malheur, plus je vieillie, pire la situation est. Encore heureux que je puisse fonctionner avec à peine quelques heures de sommeil dans le système, sinon je n’arriverai même pas à suivre les cours, et encore moins à avoir de bonne note. D’autant plus que je déteste ça.

« Bonsoir Mademoiselle Selwyn. » L’avantage d’être préfet c’est que les surveillants et enseignants se posent beaucoup moins de question lorsqu’il me voit dans les couloirs aussi tard dans la soirée. Le plus ironique dans cette nomination c’est que je n’ai pratiquement jamais suivie les règles, c’est seulement que j’ai été assez douée pour ne pas me faire prendre. Et le fait que je puisse enlever des points aux gens qui eux, ne suivent pas les règles ajoute une couche de ridicule à cette situation. Mon plus beau sourire sur les lèvres, enfin le plus beau que je puisse lui renvoyer, je la regarde dans les yeux. « Bonsoir, belle soirée n’est-ce pas ? » Autant jouer le jeu jusqu’au bout, et puis je suis plutôt bonne comédienne. Des années de pratique et de perfectionnement. « Absolument. Je vous souhaite une bonne nuit. » J’incline la tête avec un petit sourire. « Merci, vous aussi. » Je marche à une vitesse normale le temps qu’il est tourné le coin puis accélère un peu pour me rendre le plus vite possible dehors.

À peine quelques minutes plus tard j’y suis. L’air frais me fouette le visage, mais c’est tellement vivifiant que je réalise à peine qu’il fait froid. De toute façon, une fois dans la forêt je n’aurai même plus à me soucier de la fraîcheur. Je me rends vert le pont qui mène directement à la forêt au pas de course. Arrivée à l’énorme structure, je me reprends mon souffle une seconde avant de reprendre le chemin vers mon objectif. Mais avant que je ne sois repartie, je sens comme un regard sur moi. Comme si on me suit ou qu’on me regarde. Je m’avance pour me mettre à couvert et me retourne doucement pour voir derrière mon épaule. J’essai de discerner quelque chose, mais je ne vois rien. Étrange. Habituellement mon instinct me trompe rarement. La chasse et la traque, c’est un jeu auquel je suis plutôt douée, alors lorsque ça m’arrive, je le sais presque immédiatement. J’hausse les sourcils, mais fini par me résigner, j’ai dû me tromper. Je deviens peut-être simplement parano. Ce ne serait pas la première fois que je me cette question de toute façon. Je reprends ma marche plus lentement cette fois, tant et aussi longtemps que je vais être sur le pont je suis camouflée, je n’ai pas besoin de courir et puis, vaut mieux ménager mes forces pour le sprint final. Celui entre ici et la forêt. Il n’y a pas grand-chose entre les deux et il est facilement d’y discerner une silhouette qui bouge, même dans la pénombre.

Arrivée au bout de la structure je vérifie s’il n’y a personne, mon rituel de paranoïaque habituel, puis je m’élance aussi rapidement que mes jambes peuvent aller. J’ai le souffle court, mais je continue à courir, mais rendu à couvert des arbres. Je continue jusqu’à mon tronc creux à moi. Une fois à l’endroit habituelle, je marche un peu pour retrouver un rythme cardiaque régulier. J’adore courir, encore plus lorsque je suis sur quatre pattes, mais une course effrénée sur une si longue distance reste difficile pour le corps, même si je suis plutôt en bonne forme physique.

Je me déshabille, pour me mettre complètement nue. C’est plus simple ainsi, je maîtrise le sort qui me permet de ne pas enlever mes vêtements et surtout de ne pas les déchirer, mais si je manque la chose ou si le danger est trop grand et que je n’arrive plus à faire les deux, autant avoir mes trucs à proximité et non déchiqueter sur mon corps. Et puis, je dois avouer que j’adore sentir l’air de l’extérieur sur ma peau. Les vêtements ses biens en sociétés, mais on est beaucoup mieux nue qu’habillé.  Je place mes effets dans le tronc creux puis m’éloigne un peu pour me transformer. Une fois devenu touffue, la chasse peut commencer. J’hume l’air pour essayer de repérer une odeur susceptible de m’indiquer une proie et par chance j’en sens une dans environ, le plus silencieusement possible je m’élance dans la direction de l’animal, puis une fois que je l’ai dans ma ligne de mire, je l’observe. Je me dois d’attendre le moment idéal avant de bondir. Une bourrasque de vent fait frémir ma fourrure et je sais que c’Est maintenant ou jamais. Je contracte mes muscles au maximum  pour bondir le plus proche possible de ma cible. C’est à cet instant que j’attends mon nom. Mes oreilles se dressent sur ma tête, je n’ai clairement pas halluciné parce que le daim fait la même chose que moi. Mon nom se répète encore une fois dans la forêt et ma proie détale à toute vitesse. Qui peut bien me chercher ici ?



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MessageSujet: Re: Je jure de dire la vérité, juste la vérité. | Alexis   Mar 11 Oct - 21:30

THE TRUTH

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


Encore un rude de entraînement de Quidditch. Et comme après chaque séance, encore un bon bain chaud dans la salle de bain des préfets. C'était devenu une habitude pour moi, de me prélasser dès que mes nerfs atteignaient le paroxysme de la tension. Je n'en n'avais peut-être pas l'air comme ça, mais j' étais plutôt nerveuse. Contenir autant de penser et d'émotions dans un seul et même corps ne pouvait être bénéfique, de toute façon. Mes activités extra-scolaires n'aidaient pas non plus. Diriger à la fois le journal de l'école et l'équipe de Serpentard, ce n'était pas une partie de plaisir tous les jours. Heureusement que j'avais assez de confiance en mes sous-fifres du canard ensorcelée pour délégués les tâches. En réalité, je n'avais jamais été très intéressée par la place de capitaine d'équipe. Le Quidditch étant pour moi un hobby plus qu'une passion. Mais je l'avais accepté, bien évidemment, par ambition de tout diriger. J'aimais voir ce badge sur ma robe, et j'aimais aussi avoir accès libre à la salle de bain des préfets. Peut-être que j'y allais un peu trop souvent même depuis ma rencontre avec Audric. J'étais une p***** de psychopathe qui espérait le croiser à nouveau, certainement.

En bref; bain terminé. Je sortais et descendais les escaliers en direction des cachots, cheveux encore humide. Ce n'était qu'une fois au rez-de-chaussée que je l'apercevais. Rémi. Je l'avais immédiatement reconnu de par sa démarche et du balancement de ses longs cheveux blonds. Bof, easy hein. C'était ma meilleure amie après tout. Ma première imulsion était de l'interpeller, (quel heureux hasard que de la trouver sur mon chemin) mais mon instinct semblait souffler que ce n'était pas la chose à faire, qu'elle avait l'air étrange. J'étais d'accord avec mon instinct d'ailleurs. Elle avait l'air étrange. Comme si elle ne voulait pas être vu alors que son statut de préfet lui donnait parfaitement le droit d'être ici, à cette heure. Très clairement, je n'avais pas d'autre choix que de la suivre, même si cela ne m'enchantait guère d'être aussi suspicieuse envers mon amie.

Et voilà que pour une raison que j'ignorais, je me retrouvais comme une con dans la forêt interdite. J'avais tellement eu peur que Rèm' ne se rendent compte que je la suivais que j'étais resté un peu trop loin derrière elle. Je l'avais perdu de vue. Qu'elle boulet, même pas foutu de prendre quelqu'un en filature correctement. Très bien, ce n'était pas tout à fait ma faute non plus. Bien que cette forêt m'avait toujours fasciné, je n'y avais quasiment jamais mis les pieds auparavant, et tout ses sombres recoins m'étaient alors inconnus. j'avançais donc dans la pénombre, les yeux grands ouverts et l'oreille tendue. Aucun bruit et aucune trace de rémi. Elle devait être loin maintenant, je pouvais me permettre d'allumer ma baguette.

— Lumos, je soufflais discrètement.

Ayant retrouvé un minimum de visibilité, je remarquais une masse informe au loin. Mon cœur ratait un battement, flippé à l'idée de ne pas savoir ce que c'était. Cela pouvait être un cadavre, un piège, ou pire, une énorme fourmilière. Je m'approchais alors prudemment avant de me rendre compte qu'il ne s'agissait que d'un tas de vêtements. Un tas de vêtements appartenant à Rémi. Inquiétude. Que lui était-il arrivé pour qu'elle se retrouve nue dans la forêt interdite en pleine nuit?! Mon souffle se coupait alors qu'une hypothèse franchissait le portail de mon imagination. Prise d'un élan de panique, je levais la tête pour chercher la lune du regard. Les arbres étaient épais, mais je pouvais tout de même distinguer le croissant lumineux. Soulagement. Je n'aurais pas supporté l'idée que Greyback ou un de ses sbires ne l'ai mordu. Oui enfin, si ce n'était pas ça, pourquoi ses vêtements se trouvaient sur le sol? Je me devais de la retrouver, sa vie était peut-être en danger. C'est alors que je me décidais à m'enfoncer un peu plus dans la forêt que deux billes lumineuses attiraient mon attention. Des yeux. Aussi bleus que le ciel. C'était un regard rassurant. Ce genre de regard qui vous faisait sentir que tout allait bien se passer. Etrange. Mon corps était comme attirée par cette chose, tandis que mon esprit hurlait de me méfier. Finalement, c'est elle qui se rapprochait, quittant la pénombre pour se dévoiler à la lumière de ma baguette. Ces yeux bleu ciel appartenaient à une magnifique créature à la crinière blanche-argentée. C'était une p***** de licorne. UNE P***** DE LICORNE. Du moins c'est ce que je croyais. Au fur et à mesure qu'elle s'avançait vers moi, les yeux de la créature me semblait devenir plus vide; moins bleus même. Plus je me méfiais, plus la Licorne me donnait l'impression de n'être qu'un filtre dans mon esprit. Je pouvais clairement sentir le danger, et je me devais de faire sortir cette bestiole de ma tête. Comme s'il s'agissait d'appuyer sur un interrupteur moldus, je faisais taire mes émotions de la façon que mon oncle m'avait appris. Il suffisait de passer au-dessus, de se dire que rien n'avait d'importance de toute façon. Il m'avait aussi sagement conseillé de ne faire ça qu'en cas de situation extrême, puisqu'il n'était jamais bon de se couper de toute part d'humanité dans la vie de tout les jours. Oncle Duncan avait parfaitement raison. (j'avais usé de de cette technique après l'une des première fois que Ronald m'ait fait pleurer. J'avais cru devenir une pure sociopathe.)

Émotions éteintes. Cela m'était devenu aisé avec l'entraînement. Maintenant, je me devais de repousser l'image que la créature m'imposait. Le temps d'un clignement d'œil, je parvenais à faire tomber le masque et ce qui se tenait devant moi était la chose la plus terrifiante que j'avais vu jusqu'à présent. Mon sang froid s'était fait la malle, j'avais besoin d'aide.

— REMI !, j'hurlais le plus fort possible avant qu'elle me vienne en aide.

La chose était d'allure humanoïde, mais elle n'avait rien d'humain. Ni son teint pâle, ni sa peau étrangement ridée et élastique ne pouvait l'être. (à moins que l'on se nomme Minerva Mcgonagall.) Il n'avait pas d'yeux. Ou du moins, pas sur son visage. J'étais horrifiée de découvrir qu'ils se trouvaient finalement dans la paume de ses mains, lorsqu'il les portait jusqu'au dessus des deux fentes qui lui servaient probablement de nez. Baguette en main, je restais pourtant immobile. Paralysée par la peur.

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