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 benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...


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MessageSujet: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 3:43




Benjamin Jeffrey Carter

La paresse n'est rien de plus que l'habitude de se reposer avant d'être fatigué.
Jules Renard
◊ Prénoms : Benjamin Jeffrey.
◊ Nom : Carter.
◊ Date de naissance : 19 août 1980.
◊ Âge : 17 ans
◊ Année scolaire / métier : 7e année.
◊ Statut du sang : Il a longtemps cru qu'il était né moldu, mais en fait il est de sang mêlé.
◊ Statut social : Célibataire.
◊ Orientation sexuelle : Hétérosexuel.
◊ Groupe : Le suspense me tue.  ALEEEEX  
◊ Avatar : Tyler Posey

▬ un face à face avec le psy

« Vous êtes sérieuse? Je dois vraiment remplir ça juste pour habiter ici trois mois? »
Mrs Webster sourit et hoche la tête. Elle me tend un stylo et s’éloigne lentement pour retourner à sa broderie. Incrédule, je parcours à nouveau le questionnaire du regard. La plupart des questions sont assez simples. Il n’y a que la dernière qui me fait chier. Comment vous décririez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas? Je soupire, puis me rend à l’évidence : je n’aurai pas le choix de le faire. Je me mets donc à la tâche en commençant avec les plus faciles.

Quels sont vos passe-temps? Manger, dormir, lire, jouer du ukulélé, organiser des tours pendables.
Où vous voyez-vous dans dix ans? N’importe où, sauf ici. Quelque part dans le monde, avec mon diplôme en poche, à faire un travail qui me plaît.
Si un génie vous accordait un vœu, que demanderiez-vous? De voir ma famille une dernière fois.

J’ai beau prendre mon temps, je finis pourtant par arriver à la dernière question.

Comment vous décririez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas? D’abord, il y a fort à parier que je ne dirais rien du tout parce que je déteste parler de moi et encore plus de mes sentiments. Cependant, si je n’avais pas le choix de le faire – comme c’est le cas en ce moment –, je dirais que je suis une personne extrêmement loyale. La famille et les amis, c’est ce qui compte avant tout. J’ai besoin de créer quelque chose pour me sentir bien, que ce soit un morceau de musique ou un nouveau tour. J’aime bien être le centre de l’attention et faire rire les gens. Je crois être assez doué pour ça, ce qui me sert bien parce que l’humour est un excellent moyen de détourner des questions auxquelles on ne veut pas répondre. Sauf que ça ne fonctionne pas dans les questionnaires papier. J’observe beaucoup les gens et les choses qui m’entourent. J’aime rendre service et aider les autres. D’ailleurs, je m’intéresse beaucoup aux potions qui ont des propriétés curatives. Je crois que j’aimerais devenir médicomage médecin. Il faudrait sûrement que j’étudie un peu plus pour y arriver. Le problème, c’est que j’ai tendance à tout remettre à demain… même si, parfois, demain c’est trop tard. Je ne suis pas très ponctuel non plus, ce qui rend souvent mes proches fous. C’est tellement grave qu’ils ont l’habitude de me donner rendez-vous une demi-heure plus tôt que l’heure à laquelle ils veulent vraiment qu’on se rencontre… et ça m’arrive encore d’être le dernier. Sinon, je suis plutôt têtu et très impulsif, deux caractéristiques qui ne font pas toujours bon ménage.

Stylo suspendu au-dessus du papier, je m’interromps le temps de me relire. De toute évidence, j’en avais beaucoup plus à dire que je le croyais. C’est tout de même beaucoup d’information sur moi pour une femme avec qui j’habiterai seulement pour trois mois… Je songe à recommencer, puis me ravise. Je dépose mon stylo sur la feuille, que je laisse sur le comptoir et je vais m’enfermer dans ma chambre.



▬ le récit de vos aventures

mai 1996, ilvermorny castle.
« Assoyez-vous, Monsieur Carter. »
Avec l’air fanfaron de celui qui n’a rien à craindre mais certainement quelque chose à se reprocher, je me laisse tomber dans le fauteuil inconfortable. C’est loin d’être la première fois que je me retrouve précisément à cet endroit et, après cinq ans, c’est forcément moins impressionnant d’être convoqué devant le directeur. Le vieil homme en question est visiblement nerveux : ça fait moins de trois minutes que je me tiens devant lui et il a déjà lissé deux fois son abondante moustache en guidon de vélo. Ça a beau être l’un de ses tics nerveux habituels, je crois bien que c’est la première fois que je le vois dans cet état, ce qui me pousse à retrouver mon sérieux.
« Monsieur Carter, vous allez devoir être très courageux. »
C’est comme si l’acide de mon estomac s’était transformé d’un coup en plomb. La bouche sèche, j’attends qu’on m’explique ce qui s’est passé de si grave parce que je n’ai absolument aucune idée de ce que ça pourrait être. Après une éternité et au moins cinq faux départs, le directeur prend enfin une grande inspiration et se lance.
« J’ai reçu un appel ce matin de la police moldue. Un incendie s’est déclaré chez vous au cours de la nuit. La maison familiale a complètement brûlé, c’est tout juste si elle tient encore debout. Les enquêteurs croient qu’il s’agit d’un acte criminel. »
Il m’aurait donné un coup de poing dans l’estomac que ça n’aurait pas fait plus mal. C’est fou, je n’aurais jamais cru être aussi attaché à notre vieille bicoque. J’y ai grandi, j’ai passé des heures à courir dans les champs qui l’entouraient ou à fouiner dans les grosses malles poussiéreuses du grenier. Je n’arrive pas à croire que l’endroit où j’ai vécu plus de la moitié de ma vie a été réduit en cendres en à peine quelques heures. Qui aurait pu faire ça? Qui aurait volontairement mis le feu à une veille maison de campagne perdue dans un champ au Vermont?

Le directeur s’éclaircit la gorge et le bruit me tire de mes pensées. Ramené au présent, je fixe sans comprendre le visage ridé devant moi. Il me faut un moment pour comprendre que le vieil homme est sur le point de se mettre à pleurer et sa tristesse me met en colère. Qu’est-ce qu’il a à chialer lui? Ce n’est pas sa maison qui a brûlé et, de toute façon, ce n’est pas comme si j’avais tout perdu. C’étaient juste des objets. Certains avaient une valeur sentimentale, oui, mais ce n’est tout de même pas comme s’il y avait eu… Mes pensées s’interrompent brutalement. Le silence qui en résulte me semble assourdissant.
« Quoi? »
Il ne dit rien, comme si les mots lui restaient bloqués en travers de la gorge. Moi, pendant ce temps, je commence enfin à comprendre l’horreur de la situation et je commence à paniquer.
« Qu’est-ce qui s’est passé? »
Ma voix me paraît lointaine et affreusement détachée, comme si c’était quelqu’un d’autre qui parlait. Ce ton calme et posé ne peut pas être le mien, pas quand une tempête fait rage dans mes entrailles. Le directeur se met enfin à parler, mais je n’entends pas très bien. On dirait que j’ai la tête dans la ouate et je ne perçois que des bribes de ce qu’il raconte.
Tout le monde dormait.
Personne n’est sorti.
Morts.

Ils sont tous morts.
Je me lève comme un automate. Le mouvement est brusque et la chaise tombe sur le sol. J’ai interrompu le directeur, mais, franchement, j’en ai rien à foutre. Je tourne les talons et sors de la pièce, ignorant sa voix et celles de deux ou trois professeurs qui essaient de m’interpeller.
Je retourne à mon dortoir. Je me glisse sous les couvertures.
Étendu dans mon lit, je fixe le plafond pendant de longues heures avant d’enfin trouver le sommeil.


juin 1996, ilvermorny castle.
J’ai réussi de peine et de misère à survivre à ces deux derniers mois de l’année scolaire. Pour la première fois en cinq ans, mes résultats frôlent la médiocrité. La réalité, c’est que je m’en fiche comme de l’an quarante. Je pensais que les vacances m’aideraient, mais en fait, elles rendent juste la situation plus réelle. Je ne peux plus faire semblant de m’abrutir de travail pour ne pas penser, pour ne rien ressentir. Je ne retourne pas chez moi parce que « chez moi » n’existe plus. Je suppose que cette école est ce qui s’en rapproche le plus maintenant, mais apparemment je ne peux pas y passer l’été. C’est donc Mrs Webster’s Home for Wayward Boys qui m’attend à la sortie du train et, franchement, je ne peux pas dire que je suis emballé par l’idée de me retrouver là-bas. Malgré tout ce que j’ai pu faire à Ilvermorny, je n’ai rien d’un délinquant, contrairement aux autres pensionnaires. Le problème, c’est qu’il n’y a pas des tonnes de familles qui veulent accueillir un adolescent de seize ans, même juste pour un mois ou deux. Heureusement qu’il y a Mrs Webster pour ça. Je soupire et j’essaie de fermer ma valise. Comme à toutes les années, j’ai simplement jeté toutes mes affaires à l’intérieur sans prendre la peine de les trier ou de les placer et, comme à toutes les années, j’arrive de justesse à la fermer en m’assoyant dessus. Étrangement, ce brin de familiarité au milieu de l’inconnu me réconforte.


juillet 1996, mrs webster’s home for wayward boys
Bon, la chambre est aussi petite et déprimante que je m’y attendais, mais, au moins, elle est propre et je n’ai pas à la partager. Dès mon arrivée, cette petite pièce est rapidement devenue mon refuge. Une fois mes corvées terminées, c’est là que je me cache. Je n’aime pas tellement socialiser avec les autres pensionnaires. Nous n'avons pas trop de choses en commun, même si on ignore le fait qu'ils sont des moldus et, moi, un sorcier. Mrs Webster, elle, est sympathique, mais elle essaie trop de me faire parler de ce que je ressens. Elle y arrive parfois avec une facilité déconcertante, donc je l’évite autant que je peux. Le bon côté de tout ça, c’est que j’ai terminé presque tous mes devoirs d’été. Ce n’est pas qu’ils sont plus intéressants que d’habitude, loin de là, c’est juste que je n’avais pas autre chose à faire. Le mauvais, c’est que maintenant je m’emmerde et que ça me laisse beaucoup trop de temps pour penser. J’arrive difficilement à ignorer les images de cendres et de flammes qui tournent et retournent dans mon esprit.
Parfois, je me demande si mes frères, ma sœur ou mes parents sont devenus des fantômes. Qui sait, peut-être qu’ils errent toujours sans répit sur le lot de terre où ils ont perdu la vie?
Si c’est le cas, au moins ils ont la chance d’être ensemble.


août 1996, mrs webster’s home for wayward boys
J’entre dans ma chambre et referme doucement la porte. Dans le couloir, j’entends Mrs Webster qui chasse les autres pensionnaires. Pour une fois, je suis content qu’elle soit si prévenante. Je n’ai vraiment pas envie que les autres viennent fouiner autour de ma chambre en ce moment. Je vais m’installer sur mon lit et je dépose le sac devant moi. C’est littéralement tout ce qu’il reste de nos affaires, les quelques objets qui ont miraculeusement été épargnés par les flammes. La police les avait conservés pour les faire analyser, dans le maigre espoir d’y trouver une quelconque preuve. Comme ils n’ont rien trouvé, ils ont enfin pu me les redonner. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’y jeter un coup d’œil. J’ai peur de raviver une blessure mal refermée. En même temps, ça serait trop bête de jeter tout ça ou de le remiser au fond d’une boîte. J’hésite encore quelques secondes, puis je me décide. De toute façon, j’ai beau me dire que non, la curiosité me dévore. Je fais glisser le cordon et le sac de tissu s’ouvre. Je le renverse d’un coup sur le lit. Il ne contient pas grand-chose, ce qui ne m’étonne pas vraiment. Il y a quelques bijoux, tous recouverts de suie. Il n’y en a qu’un, une bague, qui a conservé son éclat d’origine. Je l’attrape pour l’observer de plus près. Je la reconnais tout de suite : c’est le jonc de ma mère. Mais qu’est-ce qu’il fait là? Elle ne s’en séparait jamais. Selon toute logique, il aurait dû être enterré avec elle. En fronçant les sourcils, je repose la bague sur le lit, un peu à l’écart des autres objets. Je parcours rapidement le reste des bijoux. Ce sont surtout des babioles sans valeur, des trucs que ma sœur aimait bien porter de temps à autres. J’écarte la pile de papiers, convaincu qu’il s’agit seulement de papiers légaux. Comme ils se trouvaient dans une boîte ignifuge, ça ne m’étonne même pas qu’ils soient en aussi bon état. Le dernier objet est un petit carnet tout simple. Sa couverture est un peu noircie et ses pages, légèrement gondolées, mais il a tout de même échappé au pire de l’incendie. Je me souviens vaguement de l’avoir déjà vu dans la chambre de mes parents. Je l’ouvre délicatement pour éviter de trop faire craquer la reliure. Dès que je vois l’écriture fine et penchée de ma mère, je comprends que ce doit être l’un de ses journaux intimes. Je meurs d’envie de le parcourir, mais j’éprouve tout de même un certain malaise à m’immiscer ainsi dans ses pensées. Je me laisse finalement tenter. De toute façon, ce n’est pas comme si elle pouvait protester, hmm?

23 février 1980
C’est fini. Il m’a larguée. Il s’est éloigné à grands pas, les épaules carrées et la démarche assurée, sans même se retourner. Il n’a jamais été particulièrement affectueux avec moi, mais pour la première fois, j’ai l’impression d’être une moins que rien à ses yeux.
Je ne me faisais pas d’illusions. Je me doutais bien qu’il ne sauterait certainement pas de joie à l’idée que sa maîtresse soit enceinte. Je ne pensais juste pas qu’il mettrait fin à la relation et encore moins qu’il me planterait là. Je dois t’avouer, cher journal, que je ne sais pas trop ce que je vais faire. J’ai des économies, oui, mais certainement pas assez pour élever un enfant toute seule.
Oh et le plus bizarre dans tout ça, c’est qu’avant de partir, il m’a dit que ma grossesse était un déshonneur à son nom et à son sang. Mais qui raconte ce genre de choses de nos jours? Oui, il est marié, mais il n’avait pas l’air de se sentir particulièrement déshonoré lorsqu’on baisait, merde!
Peut-être qu’il vaut mieux que je… que nous vivions sans lui.


7 mai 1980
C’est fou comme les choses ne tournent jamais comme on l’avait prévu… Pour la première fois depuis plusieurs années, je suis heureuse. Vraiment heureuse. Après avoir été larguée par l’autre imbécile, j’ai décidé de quitter l’Angleterre. Le temps humide et toujours gris minait mon moral et j’en avais juste marre de tourner en rond dans le même espace. J’ai donc quitté mon pays natal pour l’Amérique, terre de tous les espoirs, à ce qu’il semble. Je me suis installée au hasard dans un petit village de campagne que j’ai choisi parce qu’il ne ressemblait pas du tout à Londres. C’est là que j’ai rencontré Ned, un homme merveilleux. Ça a été un véritable coup de foudre entre nous. Il sait que je suis enceinte d’un autre – à ce stade-ci de la grossesse, j’aurais eu de la difficulté à le lui cacher – et il s’est montré très compréhensif. Il n’a pas vraiment posé de questions et il m’a dit que, si je le voulais, il pourrait être le père de cet enfant. Tout s’est passé très vite, mais je n’ai aucun doute : c’est l’homme de ma vie et il sera le père de ce bébé.

Sonné, je referme le carnet. J’ai peine à croire ce que je viens de lire. Je ne me serais jamais douté que mon père n’était pas vraiment mon père. Dire qu’il le savait en plus! Je suppose que ça explique pourquoi je suis le seul sorcier de la famille. Je ne sais pas trop quoi penser. J’ai l’impression que cette révélation devrait me faire plus d’effet, comme si je devais me sentir différent. Pourtant, ce n’est pas le cas. Je n’ai pas moins l’impression d’appartenir à ma famille et, surtout, le trou béant que leur mort a laissé dans ma poitrine n’a pas disparu. D’accord, mon père n’est pas mon géniteur, mais ça ne veut pas dire qu’il n’est pas mon père pour vrai. Après tout, c’est lui qui m’a vu grandir. C’est lui qui embrassait ma mère dans la cuisine ensoleillée, qui m’a montré à jouer du ukulélé et à attraper un ballon de football. C’est sur ses épaules à lui que je grimpais pour mieux voir le spectacle sur la grande scène à la foire du village. Pourquoi l’homme qui a abandonné ma mère deviendrait-il plus important à mes yeux que l’homme qui s’est occupé de moi?

En paix avec ma conclusion, je ramène mon attention sur le carnet. Je n’ai pas l’intention de le lire au complet, mais je survole tout de même rapidement les pages pour y glaner quelques parcelles de secret. Ma mère n’écrivait pas souvent. La plupart de ses messages consignent un événement important comme ma naissance, celle de ma soeur, la seule fille de la famille, et celles de mes frères. Je finis par atteindre la dernière page du carnet. La date de la dernière entrée attire mon attention. C’est trois jours avant le feu.


15 mai 1996
Je suis en colère, tellement, tellement en colère. Sais-tu ce que mon mari m'a annoncé?! Il...
Attends, je dois retourner un peu en arrière pour mettre de l’ordre dans mes idées.
J'ai toujours su que Ned avait le vice du jeu. Quand je l'ai rencontré, il sortait dans les casinos au moins une fois par semaine, mais comme il arrivait sans peine à respecter le budget qu'il s'octroyait, j'ai fermé les yeux. Après tout, à chacun son passe-temps. Moi j'aime tricoter, lui il aime jouer.
Au fil des années, ses visites au casino se sont espacées. Après la naissance des enfants, il avait moins le temps d'y aller et j'ai naïvement cru qu'il avait réussi à dompter son démon du jeu.
Je me trompais, évidemment.
En réalité, il a simplement troqué la table de blackjack du casino pour les courses de chevaux. Et, pire encore, les guichets automatiques pour des prêts exorbitants.
Voilà qui nous amène enfin à la fameuse révélation de mon mari : il doit presque 50 000 $ à Nina Russo, l'une des usurières les plus féroces et impitoyables du milieu. Le meilleur? Elle s’attend à recevoir ces 48 987 $ dans trois jours, faute de quoi elle exercera des représailles.
Je sais que je devrais être terrifiée, mais j'arrive juste à être en colère. Je n'arrive pas à croire que mon mari se soit mis dans la merde à ce point et, surtout, qu'il ne m'en ait pas parlé avant.
Je vais essayer de faire un emprunt à la banque. Nous serons toujours endettés, mais au moins, ils ne cassent pas les jambes de leurs clients, eux.


Le message s’arrête là. Je tourne frénétiquement la page dans l’espoir vain de trouver une suite au verso. Il n’y a pas une goutte d'encre, que le blanc crémeux de la page. Mon cœur bat furieusement dans ma poitrine. Je referme doucement le carnet, mais je le serre tellement fort dans ma main que la couverture commence à plier. Sur le mur blanc de ma chambre, je vois le nom de cette femme écrit à l’encre rouge. Nina Russo. Je suis certain qu’elle est responsable de la mort de ma famille. Ça ne peut pas juste être une coïncidence, ce serait trop énorme. Je sens la rage battre jusque dans mes tempes, mais j’accueille cette sensation à bras ouverts. J’ai enfin l’impression de pouvoir faire quelque chose et, pour la première fois depuis l’incendie, je me sens vivant. Tu ne perds rien pour attendre, Nina.


septembre 1996, burlington, vermont.
Ça a été ridiculement facile de la traquer. D’abord, Mrs Webster était tellement contente de voir que je sortais enfin de ma chambre qu’elle n’a même pas songé à me demander où j’allais. Elle ne m’a pas imposé de couvre-feu non plus, ce qui me donnait le champ libre pour aller traîner dans les quartiers plus louches de Burlington. Je n’ai même pas eu besoin d’utiliser un sortilège de location. De toute évidence, ma mère n’a pas exagéré la réputation de Nina Russo. Elle est aussi connue qu’impitoyable, ce qui n’est pas peu dire quand on considère que j’ai même croisé une poignée de sorciers qui avaient déjà fait affaires avec elle. En à peine deux jours, je savais exactement où elle se trouvait.

Me voilà donc dans le petit salon de la coquette maison de banlieue qu’elle utilise comme quartier général. La pièce est bien décorée et assez chaleureuse, tout en boiseries et en teintes de bourgogne. J’essaie d’imaginer mon père installé dans l’un des fauteuils rembourrés. Je n’y arrive pas tellement. Mon père était un homme plutôt simple, un agriculteur qui s’était tourné vers le journalisme parce que personne d’autre au village ne voulait s'occuper du petit journal du village. Il aurait détonné dans ce décor luxueux. Le bruit d’une porte qu’on ouvre me tire de mes pensées. Nina Russo entre dans le salon en roulant les hanches, un sourire séducteur étirant ses lèvres rouges. Dans une autre vie, je l’aurais certainement trouvée superbe, mais en ce moment, je ne vois que l’éclat dur et presque métallique de ses yeux bleus. Un homme entre à sa suite, une véritable montagne de muscles sur laquelle trône une tête minuscule. Je suppose qu’une telle brute impressionne habituellement les clients, mais, pour ma part, je me retiens simplement de grimacer. Franchement, il n’aurait rien à envier au troll d’Amérique, sauf peut-être l’odeur. En tout cas, à voir son air ahuri, je suis convaincu qu’il n’est pas une menace : il ne verra pas venir le sortilège que je lui lancerai. En traversant les deux mètres qui me séparent du bureau de Nina, je caresse discrètement ma baguette, que j’ai dissimulée dans la manche de mon manteau. Sans se départir de son sourire, la blonde m’invite à m’asseoir. J’obéis et lui adresse un signe de tête poli en guise de remerciement. Elle pose les coudes sur la surface de bois de son bureau et appuie son menton pointu sur ses mains.
« Alors, que puis-je faire pour vous, Monsieur… »
« Carter. »
J'avais d’abord songé à utiliser un faux nom, puis je m'étais ravisé. Des Carter, il y en a treize à la douzaine aux États-Unis. D'ailleurs, le visage de porcelaine ne tressaille même pas en entendant mon patronyme.
« On m'a dit que vous prêtez de l'argent aux personnes chanceuses? »
Son sourire carnassier se transforme en moue dédaigneuse. Elle repousse un pan de sa longue chevelure blonde derrière son épaule comme si c’était une écharpe.
« Oui, en effet. Les perdants ne font pas de bons investissements. »
Je hoche la tête, comme si ça allait de soi.
« Je vois. Et que faites-vous si, malgré tout, l’un de vos… investissements se révèle une perte? »
« Eh bien, j’ai mes moyens. »
J’en ai déjà marre de son petit jeu. Je meurs d’envie de voir la vipère perdre de son assurance. Je décide donc de jouer l’une de mes cartes. Je me penche un peu vers Nina, juste assez pour pouvoir poser à mon tour mes coudes sur son bureau. Je prends un air de conspirateur, comme si je m’apprêtais à lui faire une confidence importante.
« Je n’en doute pas. J’ai même cru comprendre que les incendies criminels étaient particulièrement dans vos cordes, non? »
« Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. »
Elle ment bien, je dois le reconnaître, mais même ses talents n’arrivent pas à camoufler l’étincelle d’inquiétude qui s’est mêlée à son regard calculateur. Je me demande si elle se doute de quelque chose.
« Surtout s’il y a des innocents qui peuvent partir en fumée avec la maison, n’est-ce pas? »
Cette fois, elle n’arrive pas à retenir sa surprise. Son masque impassible se fracasse et, franchement, il y a quelque chose d’immensément satisfaisant à voir cette poupée de porcelaine qui perd son calme. De toute évidence, les revirements de situation, c’est elle qui les provoque habituellement.
« Je crois que vous devriez vous en aller, monsieur. »
J’esquisse un sourire posé, à mille lieux de la rage qui bouillonne sous le vernis de la politesse.
« Je ne crois pas, non. »
Elle se lève brusquement et, d’un signe discret de la main, lâche sa brute sur moi. Le garde du corps se met en mouvement. Il est étonnamment leste pour sa corpulence, mais ce n’est pas suffisant. Je me lève à mon tour et, d’un geste fluide, je sors ma baguette en tendant le bras. Le sortilège silencieux frappe sa cible en pleine poitrine et la brute s’écrase au sol, pétrifiée. Nina esquisse un geste vers la porte, mais s’immobilise en voyant que je la tiens en joue.
« Si j’étais toi, je ne ferais pas ça. »
Toute la fausse politesse a disparu de ma voix. Je m’approche lentement d’elle en pointant toujours ma baguette dans sa direction.
« Mais qu’est-ce que… »
Son regard affolé saute de l’arme à son garde du corps immobilisé. Je sais qu’elle ne comprend rien à ce qu’elle vient de voir, mais je m’en fous. Je ne vais certainement pas gaspiller ma salive pour lui expliquer que je suis un sorcier.
« Mon père est l’un de tes clients. Enfin, il l’était avant sa mort. Il a péri dans l’incendie de notre maison. Ma mère, ma sœur et mes trois frères aussi. »
Je cesse enfin d’avancer. Il n’y a plus que quelques centimètres qui nous séparent.
« Tu ne saurais pas ce qui leur est arrivé par hasard? »
« Je n’ai rien à voir avec... »
Elle n’a pas le temps de terminer son mensonge. Laissant enfin libre cours à ma colère, j’entoure son cou gracile de ma main. Emportée par l’élan, sa tête va se cogner contre le mur. J’ignore son grognement de douleur et lui pointe plutôt ma baguette sous le nez, l’air menaçant.
« Me prends pas pour un con. »
Son assurance s’est évaporée et, sonnée, elle roule de grands yeux terrifiés. Agacé, je serre un peu plus son cou entre mes doigts, pour que ce soit inconfortable sans pour autant l’étouffer.
« Recommence. Je veux la vérité cette fois. »
Sous ma main, je la sens prendre une inspiration saccadée.
« La maison devait être un avertissement. Il ne devait pas y avoir de morts. J’étais certaine qu’il n’y aurait personne à cette heure-là. »
Je plisse les yeux, peu convaincu de sa sincérité. J’agite la baguette. Nina louche pour suivre la pointe qui se balade dangereusement près de son visage.
« Je te jure que personne ne devait mourir. À quoi est-ce que ça me sert? Je n’aurai certainement pas d’argent maintenant que Ned est mort. »
C’est la première fois qu’elle a l’air dépité, mais sa tristesse m’enrage encore plus. Ce n’est pas d’avoir causé la mort de six personnes qui la met dans cet état, c’est d’avoir perdu des milliers de dollars.

Je ne sais plus quoi faire. Tout empêtré dans ma peine et ma colère, je suis pris au dépourvu. Elle a avoué que c’est sa faute si ma famille est morte. C’est ce que je voulais au fond, c’est la raison pour laquelle je l’ai cherchée. Et maintenant, que faire? Je n’ai pas pensé à ce qui arriverait après sa confession. Je ne sais pas ce qu’il faut pour réussir une vengeance. Ce n’est pas le genre de chose qu’on enseigne à l’école. Pire encore, j’ignore totalement ce que je veux. La blesser? La faire souffrir? La… tuer? J’ai toujours été impulsif, mais je ne suis pas violent. J’hésite. Presque mus par une volonté propre, mes doigts se desserrent. Rien de ce que je pourrais faire aujourd’hui ne me redonnera ma famille. Elle m’a enlevé ce que j’avais de plus précieux, mais même si elle mourrait, ça ne changerait rien. Pourquoi, alors, faire couler le sang? Défait, je la laisse aller. Elle porte une main à son cou, mais n’essaie pas de s’enfuir. Ça m’étonne. Je la tiens toujours en joue, mais elle doit bien avoir compris que je ne lui ferai rien. Dans son métier, elle doit forcément savoir lire les gens.

La vague d’énergie d’un sortilège me frôle, mais avant que j’aie eu le temps de comprendre ce qui m’arrive, je suis projeté à l’autre extrémité du salon. Je termine mon vol plané dans le mur et m’écrase au sol. Je crois que je me suis cogné la tête parce que j’ai la vision un peu trouble, mais sinon je ne me suis pas fait trop mal. Je me redresse tant bien que mal. Une baguette apparaît dans mon champ de vision. Merde. Debout devant moi se tient un auror à l’air peu commode. Il ne dit rien, mais juste à son expression, je comprends que j’ai intérêt à rester exactement là où je suis. Nina est toujours appuyée contre le mur, mais elle discute avec un autre homme, un auror lui aussi à en juger par son uniforme. Je n’entends pas vraiment ce qu’elle dit, mais à la voir gesticuler, je devine qu’elle raconte ce qui lui est arrivé. Complètement vidé, je laisse ma tête retomber sur le sol. Cette fois, je suis vraiment dans la merde jusqu’au cou.


septembre 1996, qg des aurors, burlington, vermont
Ça doit faire une heure qu’ils me laissent poireauter dans cette petite salle d’interrogatoire. Je me demande ce qu’ils font. Peut-être qu’ils essaient de communiquer avec mes parents? Ça serait plutôt logique, vu que je suis mineur. N’empêche, si ce n’est que ça, ils auraient pu me demander comment les rejoindre. Je leur aurais sauvé du temps et ça m’aurait évité de tourner en bourrique tout seul ici. Je mordille nerveusement l’ongle de mon pouce. Je n’arrive pas à croire que je me sois mis dans le pétrin à ce point-là. J’ai l’habitude, forcément, avec les conneries que j’ai faites à l’école, mais il y a tout de même une différence entre lancer des boules puantes dans les corridors et menacer quelqu’un et une moldue de surcroît. Juste au moment où je me dis que je devrais vraiment aller réclamer un avocat, la porte de la salle d’interrogatoire s’ouvre dans un grincement sinistre. Je tressaille. Franchement, je me serais bien passé des clichés. Les deux aurors qui m’ont arrêté entrent dans la pièce. Ils n’ont toujours pas l’air commode et je sens le peu d’espoir qu’il me restait s’évanouir. Une fois qu’ils sont tous les deux installés sur leur chaise de métal, celui qui a parlé à Nina prend la parole.
« Vous nous posez un problème intéressant, Benjamin. »
Je ne sais pas s’il essaie vraiment de me mettre en confiance en utilisant mon prénom, mais ça ne fonctionne pas. Je ne réponds pas.
« Habituellement, nous devons interroger les mineurs en présence d’un adulte responsable d’eux, mais il n’y a personne qui peut remplir ce rôle pour vous. »
Je ne peux m’empêcher d’admirer ses capacités de déduction et, surtout, son tact. Je lui jette un regard noir, mais ne dis toujours rien.
« Acceptez-vous que l’on vous interroge seul? »
« Je suppose que je n’ai pas vraiment le choix. »
L’auror esquisse un sourire poli.
« Vous pouvez refuser, mais je ne sais pas combien de temps vous resterez dans cette salle en attendant qu’on trouve quelqu’un qui puisse remplir ce rôle pour vous. »
Je pince les lèvres pour réprimer l’envie de le traiter de bâtard. Il sait très bien que j’étais sur le point de craquer lorsqu’il est entré. On cogne à la porte avant que j’aie eu le temps de répondre. L’auror a l’air particulièrement agacé, mais il laisse tout de même tomber un « entrez » autoritaire. Une jeune femme passe la tête dans l’embrasure de la porte.
« Il y a un homme qui demande à vous voir. »
« Vous voyez bien que je suis en plein milieu d’un interrogatoire. Dites-lui de revenir plus tard. »
« Je crois vraiment que vous devriez lui parler. »
Il soupire bruyamment, mais se lève. Son collègue le suit et je me retrouve à nouveau seul dans la salle. Je laisse tomber mon visage entre mes mains. Si je ferme les yeux, j’ai moins l’impression que les murs se referment sur moi et je respire mieux.

Il leur faut un long moment pour revenir. Je n’ai évidemment pas moyen de calculer combien de temps s’est écoulé, mais on dirait une éternité. À ma grande surprise, les aurors ne sont pas seuls. Un troisième homme se tient avec eux. Grand et mince, il a les cheveux noirs. Son visage ne me dit rien. Je ramène mon attention sur les aurors. Celui qui était sur le point de m’interroger a vraiment l’air contrarié maintenant et, même si je me dis que ça n’augure rien de bon pour moi, ça me fait tout de même plaisir de le voir dans cet état. Il s’approche de la petite table et s’appuie sur le dossier de sa chaise.
« Vous pouvez partir. »
La bouche grande ouverte, je me demande si j’ai bien entendu. Mon air incrédule n’échappe pas à l’auror, qui lève les yeux aux ciels.
« Vous pouvez partir. Mais à certaines conditions. »
Je plisse les yeux, curieux. Je ne comprends pas ce qui a provoqué ce revirement de situation.
« Lesquelles? »
« D’abord, ce monsieur, » il pointe l’inconnu du doigt, « s’engage à s’occuper de vous jusqu’à votre majorité. »
Bon, jusqu’à maintenant ce n’est pas si mal, mais j’attends toujours de voir où est l’attrape.
« Et ensuite? »
« Ensuite, vous quittez les États-Unis et vous n’y remettez plus les pieds. »
« Quoi? »
« Monsieur habite en Angleterre. Vous allez le suivre là-bas et y rester. »
Je suis complètement perdu. Pourquoi ce type qui, semble-t-il, habite quelque part de l’autre côté de l’océan, est-il venu à ma rescousse? Je ne sais pas quels étaient ses arguments, mais ils étaient visiblement convaincants. Comme s’il avait senti ma confusion, il se rapproche un peu de moi.
« Bonjour, Benjamin. Je m’appelle Malcolm Selwyn. »
Son nom ne m’éclaire pas plus que son visage. Une ombre de déception passe sur le visage de l’inconnu lorsqu’il se rend compte que je ne le reconnais pas, mais il la dissimule rapidement dans un sourire qui ne se rend pas tout à fait jusqu’à ses yeux.
« Je suis ton père. »


octobre 1996, manoir selwyn, londres, angleterre
Je n’arrive pas à dormir. Le manoir est trop silencieux et ce n’est pas parce que c’est la nuit. Il n’y presque pas de bruit ici, même lorsque tout le monde est réveillé. Ici, tout est différent de ce que je connaissais avant. J’ai l’impression d’avoir été catapulté dans un autre monde dont je ne connais pas les règles. Malcom et Anita se parlent peu. Ils échangent quelques phrases de temps à autres au dîner. Elle ne m’aime pas particulièrement, mais je ne la blâme pas. Elle n’aime pas son mari, mais ça ne veut pas dire qu’elle est forcément heureuse de voir le fruit de son adultère se promener chez elle. De mon côté, j’essaie d’éviter tout le monde. Je me réfugie dans la bibliothèque et je lis. J’essaie d’en apprendre le plus possible sur l’histoire des sorciers en Angleterre parce que je me rends compte qu’il y a beaucoup de choses que j’ignore. Je dévore aussi des généalogies pour essayer de mieux comprendre pourquoi la pureté du sang est si importante. Ça me semble étrange parce qu’aux États-Unis, bien peu de gens s’en préoccupent. De toute façon, il y a tellement peu de véritables sans-purs en Amérique que ça serait ridicule d’en faire tout un fromage.

Je m’ennuie de ma famille, de tout ce qui m’était familier. Je ne crois pas que je me sentirai un jour à ma place ici, parmi ces gens snobs et froids. La seule personne qui me semble à peu près supportable, c’est Rémi, ma cousine. Je ne l’ai vue qu’une fois ou deux depuis mon arrivée en Angleterre, mais elle m’a plu. Je crois que je pourrais m’attacher à elle. Peut-être aussi que c’est juste parce qu’elle me fait penser à ma sœur. Par la fenêtre, j’entrevois le jardin. Il pleut, comme d’habitude. Je soupire et détourne le regard.

J’entre à Poudlard la semaine prochaine. Même si je n’ai jamais été trop fan de l’école, j’ai hâte. Ça va me faire du bien de sortir de ce manoir et de rencontrer des gens. J’espère que je n’aurai pas trop de mal à m’y tailler une place, malgré mon arrivée tardive et mon accent américain.


janvier 1997, poudlard
J’ai du mal à croire que je ne suis à Poudlard que depuis trois mois. On dirait que ça fait tellement plus longtemps. Contrairement à ce que je craignais, je n’ai eu aucun mal à trouver ma place. J’ai rencontré Clark, Clyde et Shawn dès mon arrivée et ils m’ont tout de suite accepté dans leur groupe. Ce sont les meilleurs amis que j’aurais pu espérer avoir. Nous faisons les quatre cents coups ensemble et je dois avouer que cette légèreté me fait du bien. Je ne m’attendais pas à grand-chose en arrivant ici et pourtant, j’y ai trouvé une nouvelle famille.


▬ le sorcier derrière l'écran
◊ Pseudo : Adrienne ◊ Âge : Vingt ans ◊ Comment avez vous connu le forum ? Par Rémi et Arielle/Harry ◊ Comment trouves tu le forum ? : J'aime beaucoup le design. Sinon je suis curieuse parce qu'on m'en dit a le plus grand bien. ◊ Un petit mot? Désolé Alexis, j'ai vu que les pavés n'étaient pas nécessairement ton truc, mais j'écris beaucoup moi aussi. ange

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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 5:39

Ouuuuuuuuiiiiiii Bienvenue officiellement futur membre de la gang des nouveaux ''maraudeurs''

bow bow bow bow bow bow bow



Je sais que tu vas nous faire une présentation de la mort et j'ai bien hâte de voir tes idées! hero hero hero
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Préfet Gryffondor
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Pseudo : SayRay


MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 11:02

ENFIN !
On m'a tellement parlé de toi que j'en crevais de curiosité Cool

Bienvenue parmi nous ! J'espère vraiment que tu vas te plaire et t'amuser par ici, car bon, nos persos sont quand même censés devenir bons amis donc...
Ce serait bête sinon. Mais je vais tout faire pour que t'ai envie de rester

Plus sérieusement, hâte de lire ta fiche et de te connaitre du coup.
Courage Wink

_________________
EN COURS
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 12:01

Yaiiiiii  !! Je suis le quatrième de la bande... harry harry harry harry  

Mon Dieu, que j'ai hâte de lire ta fiche !!! :D Ça va envoyer du lourd je le sens !  Team Reborn, enjoy ! hero hero hero
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Messages : 270


MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 14:56

Bienvenue parmi nous !
Bonne continuation pour ta fiche beau goss tongue

_________________
PAIGE M. EVERETT ✽

Spoiler:
 

✽ Inside Out
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 16:46

Bienvenue mon petit :teub:
Si tu as des questions n'hésites pas, le staff est là pour ça king
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 17:37

Hey ! Bienvenue par ici :D j'espère que tu t'y plairas Smile
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Préfet Serpentard
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Pseudo : Sideris aka Estelle


MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Jeu 15 Sep - 20:13

Bonjour,

Je te souhaite la bienvenue parmi nous et te souhaite bon courage pour la rédaction de ta fiche. "Il a longtemps cru qu'il était né-Moldu, mais en fait il est de Sang-Mêlé" : rien que ça, ça promet.

Si tu as la moindre question ou le moindre soucis, n'hésite pas à me contacter.

En tout cas, hâte de lire ta fiche.

_________________

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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Ven 16 Sep - 2:31

Arielle : Merci tongue Et ce qu'on est mignons quand même Cool

Clyde : J'ai pas mal entendu parler de vous aussi. J'espère être à la hauteur du quatuor hero

Charlie : Merci tongue Je crois effectivement que ça va être complètement malade en rp harry

Paige, Bae et Samuel : Merci à vous trois Smile

Drago : Merci, c'est gentil. J'espère que le reste de la fiche t'intéressera tout autant.
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Dim 18 Sep - 3:40

J'ai hâte de lire ce que tu nous réserves!!!!

Pour ma part Clark arrive demain soir, ce qui veut dire lundi matin pour nos amis français u.u
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Préfet Gryffondor
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Dim 18 Sep - 6:09

Je te dis bienvenue ici mais bon. Tu l'sais déjà que je t'aime et que j'ai hâte de te lire etbla bla bla Wink

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Parce qu'elles sont meilleures amies : Lex' et Rem' :
 
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Dim 18 Sep - 14:29

Bienvenue parmi nous, Benjamin Wink

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I'm Patmol, what else ?!
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Mar 20 Sep - 4:47

Merci Sirius Smile

Bon, j'vous donne des nouvelles : je ne suis pas morte, je suis juste occupée comme une folle. J'écris lentement mais sûrement (dans l'autobus surtout xD). Je vais essayer vraiment très fort de finir tout ça d'ici à jeudi soir. hero
Alors voilà, je suis super désolée que ça me prenne autant de temps, d'habitude je suis plus efficace que ça. Rolling Eyes
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Préfet Serpentard
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Mar 20 Sep - 19:22

Ne t'en fais, prends le temps qu'il te faut. Tu nous as prévenu, c'est le principal. Les imprévus et les emplois du temps chargés, tout le monde connait ça.

Hâte de te lire entièrement dans tous les cas (non, je n'ai toujours pas commencé à lire ta fiche, je préfère le faire une fois qu'elle sera terminée).

Bon courage !

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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Mar 20 Sep - 19:45

Si ça peut te donner un petit coup de pouce, j'ai fait notre sujet à 4! Juste ICI
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Capitaine Serpentard
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Mar 20 Sep - 21:11

Omg. J'ai pas dis Bienvenue. Pardon.
Alors que j'ai lu le début de ta fiche y a un bail.

BIENVENUE. /PAN
Ca promet.

_________________


(c) P!A
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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Ven 23 Sep - 22:37


Bienvenue !
Après mûre réflexion, j'ai décidé de t'envoyer à POUFSOUFFLE ! Je suis certain que tu t'y sentiras à ta place et que tu t'y feras plein d'amis ! Puis, si tu ne trouves pas ce qu'il te faut, tu peux toujours créer la personne idéale d'un coup de baguette. Alors, entre les devoirs, les amourettes, et les rencontres, ton agenda va être des plus chargés. Et ce, sans compter les activités extra-scolaires tels que le club de duel, le journal de l'école, et bien sûr, le quidditch ! Mais de temps en temps, n'oublie pas de faire une pause. Sur ce, si tu as d'autre question, n'hésite pas à envoyer un hibou à l'administration. Bonne année à Poudlard !

Amicalement,
Le Choixpeau

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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Sam 24 Sep - 4:03

Awwwwwnn je viens de terminer l'histoire, c'est parfait u.u
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Préfet Serpentard
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Pseudo : Sideris aka Estelle


MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Sam 24 Sep - 8:00

Bienvenue officiellement parmi nous petit Poufsouffle. J'aime beaucoup ta fiche.

En espérant que tu plaises ici.

_________________

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MessageSujet: Re: benjamin | wish I could turn back time, to the good ol' days...   Dim 25 Sep - 5:07

Merci Smile
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