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 HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †


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MessageSujet: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 0:17


Ciaràn "Hadès" LANCASTER
Tu t'effaces, toujours moins de place. †
ϟ I.D. Card - ton personnage
• Prénom(s) : Je n'ai qu'un prénom, celui de Ciaràn ; néanmoins il me rappelle trop de mauvais souvenirs pour que j'y sois attaché. Aujourd'hui, je lui préfère le patronyme d'Hadès qui bien qu'arbitraire, est utilisé par un bon nombre de mes camarades pour me désigner.
• Nom : Je porte le nom Lancaster, qui porte le prestige de mon cher père.
• Date de naissance : Je suis né un vingt-et-un décembre.
• Âge : Ayant été contraint de redoubler ma sixième année pour des problèmes personnels et de santé, je suis aujourd'hui âgé de dix-huit ans. Je fêterai par ailleurs mon dix-neuvième anniversaire d'ici quelques mois.
• Année scolaire / métier : J'ai entrepris au mois de septembre ma septième et ultime année de scolarité à Poudlard.
• Statut du sang : Etant le seul sorcier recensé au sein de ma famille, j'imagine que je suis né moldu. Cela ne me pose d'ailleurs aucun problème, le statut du sang n'a aucune valeur à mes yeux.
• Statut social : L'amour et moi, nous n'avons encore jamais eu l'occasion de croiser nos chemins. Je suis donc célibataire, endurci qui plus est.
• Orientation sexuelle : Même si je me garde d'en parler autour de moi, je suis davantage attiré par la gente masculine que par les jolies demoiselles. Sans grande certitude, je me définirais ainsi comme bisexuel à préférence masculine.
• Groupe : J'appartiens à la maison que le Choixpeau a choisi et qui, je l'espère, correspond totalement à ma personnalité.
• Avatar : Nicolas SIMOES me représente à merveille.

ϟ Caractere de votre personnage.

Il est difficile d'évoquer son caractère et plus encore sa personnalité dans son ensemble de manière objective. Je vous promets néanmoins de faire de mon mieux.

Commençons par le défaut dont je souffre le plus. Je n'ai aucune confiance en moi. Je doute perpétuellement. J'ai souvent l'impression de ne pas être capable de faire telle ou telle chose, alors je me décourage. Ou je persiste parfois, comme ce fut le cas pour le poids. Tout dépend des combats.

Je suis, parallèlement, quelqu'un de très indécis et sur tous points. Le moindre décision m'effraie, chaque choix devient un dilemme pour moi. Je ne suis pas quelqu'un de très ambitieux, je préfère vivre au jour le jour. Je ne crois pas spécialement en l'avenir.

Plus que personne finalement. J'ai toujours été solitaire. Je me suis toujours senti différent des autres, sur des tas de points. Je ressens parfois (souvent ?) ce besoin d'être seul, de n'avoir personne à qui parler, à qui sourire. Je suis assez sauvage et indépendant je crois. Je ne parle jamais aux inconnus, c'est vrai. Cela est bien au-delà de mes compétences. La timidité, elle aussi, m'handicape au quotidien. Alors je me contente d'adresser quelques regards furtifs aux autres, bien trop gêné pour leur adresser la parole. Je crois que certains doivent me penser hautain. Parfois alors j'esquisse un sourire.

Néanmoins, contrairement à ce que tente de faire croire aux autres et surtout à moi-même, je pense avoir besoin d'être entouré. La compagnie d'autrui m'est agréable. J'éprouve le besoin d'être soutenu, reconnu, rassuré également. Lorsque l'on fait l'effort de me connaître, je peux être une personne très sociable. Je suis assez taquin, j'aime rire de tout et surtout de rien. Je suis quelqu'un qui aime beaucoup s'amuser et faire la fête. Je suis également quelqu'un de très à l'écoute et j'essaie d'être généreux. Je pense être un ami loyal et dévoué. Il m'est important de venir en aide aux personnes qui me sont proches lorsque elles en ressentent le besoin.

Derrière mon allure indifférente, je suis quelqu'un de très sensible. Mon cœur a tendance à s'emballer facilement. Pour les filles, pour les garçons, ça dépend. Quoi qu'il en soit, je ne parle jamais de mes sentiments. Je suis pudique sur ce que je ressens, cela a toujours été. Et puis, je fais preuve de cette éternelle méfiance. Je ne parviens définitivement pas à m'ouvrir aux gens. Je suis en effet quelqu'un de très secret qui ne se confie jamais.

Je pense être la plupart du temps un garçon calme et posé, je n'aime pas me donner en spectacle et je ne deviens pas colérique à la moindre contrariété. J'ai toujours appris à intérioriser, aussi il n'est pas rare que j'arbore le plus grand des silences même lorsque je suis blessé. Je dois reconnaître que je reste malgré tout quelqu'un d'impulsif, et lorsque je sors de mes gonds, je balaie tout sur mon passage et peux devenir hystérique.

J'ai un caractère complexe, je le reconnais. J'ai tendance à être susceptible, et à être blessé par la moindre réflexion. Il faut dire que j'en ai tellement encaissées qu'à l'heure actuelle mon degré de tolérance a nettement chuté. Je reconnais également être quelqu'un de possessif, même si je m'efforce de m'en cacher. N'ayant eu que peu de personnes sur qui compter par le passé, je suis toujours dans la crainte d'être remplacé, ou que l'on me laisse tomber. Je suis également quelqu'un d'assez jaloux. Le bonheur et la réussite des autres a parfois tendance à m'agacer. Évidemment, je joue le rôle de la personne altruiste et prétends être content pour eux.

J'ai toujours été un garçon studieux. J'ai souvent été dans les premiers de mes classes, ce qui m'a valu un certain nombre de railleries de la part de mes camarades. Pourtant, je ne pense pas être cet adolescent qui travaille à outrance pour obtenir ses résultats. Je travaille, certes, mais efficacement, lorsqu'il le faut. Je pense bénéficier de quelques facilités, c'est vrai.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, je suis aujourd'hui très porté sur l'apparence, en raison de la manière dont elle m'a été préjudiciable par le passé. Aujourd'hui, mon image dans le miroir m'obsède. Même si j'ai énormément changé, je ne suis jamais satisfait. Alors je mange toujours moins, je fais toujours plus de sport, je surveille sans cesse si mes cheveux sont en place, je consacre une bonne partie de mon temps et de mon budget à mes tenues vestimentaires.

En raison de la stigmatisation dont j'ai été victime par le passé, je veille néanmoins d'être quelqu'un de tolérant et de ne pas juger autrui en raison de critères physiques. Je tente également toujours de faire ressortir le positif de chaque personne. Je n'aime pas les mises à l'écart, et même si je suis trop timide pour intégrer les personnes isolées, elles me font mal au cœur et je ne prends pas part aux moqueries à leur égard, veillant plutôt à les défendre lorsque j'en ai l'occasion. Je ne supporte par ailleurs ni la méchanceté gratuite, ni les trahisons, ni l'acharnement, ni la violence, ni l'injustice, et ce pour les mêmes raisons.

Je ne suis pas quelqu'un de courageux. Lorsque je n'ose pas faire quelque chose, j'ai tendance à demander aux autres de le faire à ma place. Par ailleurs, je n'affronte jamais mes adverses en face, je préfère leur nuire de manière plus subtile, et peu importe que cela soit lâche. De même, je ne les critique jamais en leur présence. Je préfère parler sur eux dans leur dos et ainsi compromettre leur réputation. Je n'ai aucun scrupule à pratiquer l'hypocrisie puisque j'en ai toujours été victime.

Paradoxal, n'est-ce pas ? Je suis mi-ange, mi-démon.
Finalement, tout dépend de toi. <3

ϟ Histoire de votre personnage.

Prologue.

Parfois, lorsque je marche dans la rue, j'aime m'arrêter et regarder les personnes autour de moi. Je me focalise ainsi sur la manière dont elles se comportent, sur ce qu'elles portent, sur leur attitude en général. Je suis toujours étonné par la manière dont elles se ressemblent toutes. Oui, elles ne sont que des copies conformes les unes des autres.
Au fond, qu'est-ce que la normalité ? Quelle est sa légitimité ? J'ai toujours souffert de ces codes véhiculés par la société. Le regard des autres a longtemps fait de moi un sous-homme. J'ai trop longtemps vécu par procuration, mon imagination se substituant à la personne que j'étais. La plupart des gens ne comprennent pas la douleur engendrée par ces regards insistants, par ces moqueries incessantes, par ces réflexions masquées par l'humour mais pourtant véridiques. Combien de fois m'a-t-on reproché de manquer de confiance en moi ? L'être humain est si hypocrite. Même si j'avais voulu avoir confiance en moi, même si j'avais souhaité aller à l'encontre du reflet qui me hantait lorsque je me regardais dans la glace, l'attitude d'autrui à mon égard aurait balayé tous mes efforts.
Je souffrais d'obésité. Cela me rendait malade. Moi qui cherchais pourtant à m'effacer, à prendre toujours moins de place. Toujours moins de place. Ma silhouette était bien trop imposante. Plus je grossissais, plus je me sentais mal. Plus j'étais mal dans ma peau, plus la nourriture représentait une addiction. Plus je mangeais, plus je prenais du poids. Cela prenait la forme d'un énorme cercle vicieux duquel je pensais ne jamais pouvoir me sortir. Vous n'imaginez pas combien c'est déstabilisant de voir un troisième chiffre apparaître sur votre balance. Je m'en souviens comme si c'était hier. Je m'apprêtais à fêter mes seize ans.

Chapitre I - Une enfance contrastée.

Je suis né lors d'une fraiche soirée de décembre, c'est du moins ce que l'on m'a raconté. Mes parents étaient un jeune couple de moldus. Mon père était un homme issu d'une riche famille anglaise. Son statut social l'avait toujours favorisé, lui permettant ainsi de réussir sans trop forcer. Certains le disent charismatique, je ne trouve pas qu'il le soit. Peut-être l'a-t-il été. Quoi qu'il en soit, il était à la tête d'une grande entreprise. Ma mère, quant à elle, était une jolie jeune femme d'origine espagnole. Très portée sur l'argent et l'appartenance sociale, elle fut sans surprise attirée par mon père. Elle exerçait en tant que professeur de danse.
J'étais le deuxième enfant ; celui du milieu. Et pourtant. Je ne me suis jamais entendu ni avec ma sœur ainée, ni avec mon frère cadet. Ma sœur avait toujours eu un fort caractère. Elle était exigeante, coléreuse, superficielle. Ma mère a toujours cédé à tous ses caprices, la considérant comme une copie conforme de ce qu'elle pouvait être à son âge. Quant à mon petit frère, il devint très tôt ce petit garçon très orgueilleux, très ambitieux et imbu de lui même, à l'image de mon père de qui il fut bien vite la plus grande fierté. Quant à moi, j'étais plutôt cet enfant discret, voire effacé. Sage, à qui l'on ne reprochait rien, et que l'on ne remarquait même plus. J'ai toujours obtenu de bons résultats à l'école, ce qui n'a pas particulièrement fait l'objet de fierté de la part de mes parents mais qui a provoqué certaines railleries de la part de ma sœur. Quant à mon frère, il en était jaloux.
Je ne me suis jamais senti à l'aise dans ma famille. Je n'ai par ailleurs jamais été très proche d'aucun de ses membres. Je n'ai jamais été ni estimé, ni gratifié. Je n'ai jamais reçu de réelle marque d'affection. Seule une personne faisait exception à la règle. Il s'agissait de ma grand-mère maternelle, d'origine espagnole, veuve depuis ma naissance. Elle m'a beaucoup gardé lorsque j'étais enfant. Il faut dire que mon frère et ma sœur furent vite lassés de passer du temps avec cette dame d'un certain âge qui, elle, ne les valorisait pas continuellement et ne cédait pas à tous leurs caprices. Il est vrai que, d'aussi loin que je me souvienne, ma grand mère n'a jamais été très proche non plus de mes parents, n'approuvant ni leur comportement ni leur mode de vie de famille bourgeoise et hautaine. Avec moi qui faisais preuve de respect avec elle, elle était cette femme aimante et généreuse. Elle soulignait mes qualités, me félicitait pour mes performances scolaires. Elle compensait comme elle le pouvait le comportement démissionnaire de mes parents à mon égard. Quant à moi, je le lui rendais par ma présence. Je passais chez elle quelques jours, quelques semaines parfois, ce qui ne semblait gêner en aucun cas mes chers parents. Je compris un jour que loin de les déranger, mon absence pouvait même leur être appréciable. Si cela me fit souffrir dans un premier temps, je finis cependant par me faire une raison. Ma grand-mère m'apportait l'affection qu'ils n'avaient jamais su me donner, et cela me convenait finalement.

Chapitre II - Une adolescence chaotique.

Alors que je venais de fêter mes onze ans quelques mois plus tôt, je reçus cette fameuse lettre pour Poudlard. Mon père, qui ouvrit le courrier, fit preuve d'un certain mépris à la lecture de la lettre. Il n'y crut pas un instant. Quant à ma mère, elle riait de la situation, tout comme mes frère et sœur qui se saisirent de l'occasion pour se moquer et prétexter les fondements de mes différences de comportement. Evidemment. Cela expliquait si bien pourquoi j'étais si "bizarre" comme ils savaient souvent me le rappeler, si différent. Je reçus une seconde lettre, le lendemain, que je parvins à intercepter. J'en fis part à ma grand-mère, qui de son côté, la considéra davantage. Après une hésitation liée à une certaine incrédulité et une appréhension non dissimulée, je pris la décision de m'inscrire à l'école de sorcellerie, avec les encouragements de ma grand-mère.
Nous décidâmes de ne pas en parler à mes parents, du moins dans un premier temps. Ils le découvrirent néanmoins bien vite, et leur réaction fut catégorique. Ils m'interdirent tout contact avec ma grand-mère. Ma mère en voulait énormément à sa propre mère d'aller à l'encontre de ses décisions. Quant à mon père, il l'assimilait à ce qu'il disait être "une pauvre folle". Si mes parents avaient toujours fait preuve de désintérêt à mon égard, je les avais toujours respectés. Je crois aussi que j'avais continué de les aimer, espérant n'avoir que de mauvaises impressions et constater un jour avec enthousiasme que je m'étais trompé. Ce jour-là néanmoins, une réelle fissure s'installa entre nous. Pire que cela même, je crois qu'il s'agissait d'une cassure. Je ne les estimais plus. Les seuls sentiments que je ressentais à leur égard étaient la haine et le dégoût. Que pouvais-je faire ? Je n'étais qu'un enfant de onze ans. Ma grand-mère habitant à trente kilomètres du domicile familial, je n'avais aucun moyen de me rendre chez elle par mes propres moyens. Il n'y avait aucune issue, et cela m'attristait profondément.
Je devins dès lors, davantage encore, ce préadolescent réservé, renfermé. Je n'adressais presque plus la parole à mes parents, et non davantage à mes frère et mes sœur que j'évitais tant que je le pouvais. Ils avaient pris pour habitude de se liguer contre moi. Parfois ils faisaient preuve de violence, d'agressivité, sans raison apparente. Parfois leur action se limitait à quelques moqueries ou réflexions, qui bien que seulement verbales me faisaient tout aussi mal. Leur principal sujet de brimade était mon poids. Il est vrai que je mangeais beaucoup, et si j'étais loin d'être obèse à l'époque, j'avais un peu grossi.  Avec la séparation avec ma grand-mère, je m'étais réfugié dans la nourriture et j'avais du mal à m'en détacher. J'étais loin d'imaginer l'ampleur du problème, je pensais à tort que je saurais m'en défaire, et à vrai dire mon poids n'était à l'heure actuelle pas le plus important de mes soucis.
A Poudlard, j'étais cet adolescent studieux et réservé. Parfois moqué pour ces raisons, ainsi que sur mon apparence et mon statut de né moldu. Je collectionnais tous les défauts. Je n'avais pas confiance en moi, et portait de ce fait des vêtements basiques, classiques, trop larges, espérant ainsi masquer l'ampleur de mon corps. C'était pire, et mon poids ne faisait qu'augmenter. Je n'arrivais pas à me raisonner et paradoxalement cette situation de mal être m'incitait à manger encore davantage, puisque la nourriture était devenue ma seule échappatoire. Je n'avais que très peu d'amis qui, comme moi, étaient un peu en marge du reste des élèves, à des kilomètres de ces sorciers populaires que j'enviais secrètement. J'acceptais cette situation plus ou moins bien en essayant de passer outre, espérant ainsi que mes bourreaux se concentrent sur d'autres cibles. En vérité, en me taisant face à leurs attaques, ces dernières ne faisaient que prendre de l'ampleur. Mais je me taisais, toujours. Ou presque. Parfois je craquais. Et eux jubilaient.
Je rentrais pour les vacances, avec mes résultats scolaires brillants qui indifféraient mes parents dans la mesure où la magie était pour eux une pure invention, une totale absurdité. Quant à mes problèmes personnels, je ne les abordais pas et y étais confronté de la même manière chez moi, avec le comportement de ma sœur et mon frère, toujours très complices à mon plus grand désarroi.  De mon côté j'étais toujours démuni. Je me taisais, je n'avais d'autres alternatives. Mes parents ne réagissaient pas et les seuls fois où ils prenaient parti ce n'était pas le mien. Je communiquais secrètement avec ma grand-mère par lettres, lui faisant part de mon mal être et de mes problèmes. Elle me répondait toujours assidument. Elle seule trouvait les mots justes, et savait me redonner le moral là où tous les autres cherchaient à me descendre, et à profiter de mes faiblesses pour m'attaquer.
Je vécus très mal mon adolescence. Les années passant, la situation était pire. Je me remettais en question sans cesse, je souffrais de cette stigmatisation perpétuelle dont j'étais la victime. Au-delà de celle-ci ; les rires étouffées, les réflexions perçues, les regards désapprobateurs, me détruisaient au quotidien. Malgré tout, je n'avais d'autre solution que de me taire. Alors que je la pensais avoir atteint une estime de moi négative à l'extrême, elle me semblait pourtant s'effondrer perpétuellement, comme si j'avais touché le fond mais je continuais à creuser. J'avais peu d'amis. Les quelques élèves que je considérais comme des personnes de confiance me tournèrent le dos bien vite, ou se servirent de moi. Je connus bien vite la couleur de l'hypocrisie, si bien que j'eus dès lors bien du mal à la supporter. Je développai ainsi une certaine méfiance envers autrui, devenant de ce fait toujours plus renfermé sur moi-même.

Chapitre III - L'heure du changement.

C'est lors de l'hiver de mes dix-sept ans que tout a basculé, alors que j'étais en sixième année. J'étais rentré chez mes parents pour les vacances de Noël. La situation était invivable, comme à son habitude. Mon frère et ma sœur ne cessaient de s'acharner sur moi, de se moquer de moi, de me provoquer, de me violenter parfois. Avec les années, j'avais appris à plus m'affirmer, mais je n'avais néanmoins pas la force de mon frère, bien que plus jeune que moi. Quant à ma sœur, elle savait lui venir en aide efficacement ; me dissuadant ainsi de répliquer. Ils ne cessaient de me faire des réflexions sur mon poids. Cela faisait des mois que je ne m'étais plus pesé. J'avais peur du résultat, et j'avais raison de m'inquiéter. Un troisième chiffre apparut sur la balance, ce jour-là. Je pesais près de cent dix kilos, pour à peine un mètre quatre-vingts. C'est alors que je me regardai dans la classe. Je crois ne m'être jamais autant dégoûté. Je m'effondrai alors. Cela ne pouvait plus durer. Je ne ressemblais strictement à rien. J'étais obèse et négligé, il fallait que je réagisse. La situation n'était plus supportable, et ce depuis bien longtemps.
Discrètement, je fis mes valises, et je partis dans le plus grand des silences la nuit qui suivit. Je marchai quelques kilomètres avant d'errer dans une rue calme, épuisé. Je restai là quelques jours, jour et nuit, sans manger. J'avais atrocement froid, j'avais faim. Mais je voulais juste deux choses : maigrir et ne jamais retourner chez moi. Les jours passant, j'étais de plus en plus exténué, les douleurs m'envahissaient mais je n'avais ni les moyens ni l'envie de réagir. J'étais comme inconscient, inanimé.
Je me réveillai dans un lit d'hôpital, épuisé. Je ne compris pas immédiatement ce qui m'était arrivé. Les médecins me demandèrent si j'avais un domicile, quelles personnes ils pouvaient contacter. Je m'effondrai, il n'était pas envisageable que j'y retourne, je n'en avais pas la force. C'est alors que je pensai à ma grand-mère. C'est ainsi qu'elle vint me chercher quelques jours plus tard.
Je ne réintégrai pas Poudlard à la rentrée de janvier. J'étais suivi par un psychiatre moldu qui me prescrit un arrêt pour maladie, diagnostiquant un état avancé de dépression. Parallèlement, je réduisis considérablement mon alimentation et me mit à courir de manière drastique, bien décidé à changer et à me détacher de cette apparence qui m'avait toujours porté préjudice au point qu'elle m'était devenue insupportable aujourd'hui. Les médecins suivaient également l'évolution de mon poids. Je perdis de manière spectaculaire, à hauteur de trente-cinq kilogrammes en l'espace de trois mois, atteignant ainsi un poids de soixante-quinze kilogrammes. Je pus ainsi bénéficier d'une opération chirurgicale permettant à mon corps de s'adapter physiquement à cette subite transformation.
Les médecins m'imposèrent de reprendre une alimentation équilibrée, je ne m'y tins pas. Je me sentais mieux, c'est vrai, mais n'étais pas décidé pour autant à m'arrêter. Je n'avais pas fait tous ces efforts pour finalement m'arrêter à mi-parcours. Je décidai alors, sans en informer ma grand-mère, de ne plus me rendre aux rendez-vous médicaux. Celle-ci constatait, impuissance, ma perte drastique de poids et le changement de comportement qui en découlait. Je me sentais mieux. Pour la première fois depuis bien longtemps, je me sentais vivant. Et pour atteindre mes objectifs, j'étais déterminé. Je pratiquais du sport à outrance, j'étais devenu quelqu'un de dynamique.
Je perdis encore quinze kilos, atteignant le poids de soixante kilogrammes. J'étais désormais un adolescent fin, presque maigre. Cela m'enchantait au plus haut point. J'en avais toujours rêvé. C'est alors que je me surpris à m'intéresser à la mode, changeant ainsi l'ensemble de mes vêtements qui de toute manière, n'étaient plus adaptés à ma corpulence. Je me laissais pousser les cheveux ainsi que la barbe. Mon reflet dans la glace avait toujours été mon pire ennemi. Aujourd'hui, j'étais bien décidé à m'en faire un ami. Contre toute attente, je devins ainsi quelqu'un de très porté sur l'apparence, comme l'était finalement ma mère, au plus grand désarroi de ma grand-mère qui peinait à me reconnaître. Parfois nous nous disputions. Nous ne nous comprenions pas toujours. Malgré tout, je veillais à ce que nous nous réconcilions systématiquement. Si j'avais changé, je n'oubliais pas tout ce qu'elle m'avait apporté alors que tout le monde me tournait le dos.
J'arborais à présent un style plutôt atypique, original, soigné, bien qu'un peu sombre et rebelle parfois. A des kilomètres de celui que j'avais par le passé.

Chapitre IV - Une nouvelle identité.

Septembre arriva bien vite. J'avais manqué six mois de cours à Poudlard. J'étais hésitant quant au fait de reprendre mes études. Même si j'avais changé du tout au tout, j'avais de mauvais souvenirs de l'école de sorcellerie, des railleries de mes camarades, de la souffrance qu'elles avaient engendré. Toutefois, encouragé par ma grand-mère, je m'inscris à nouveau à Poudlard. Il me fallait néanmoins redoubler ma sixième année, puisque je ne l'avais que partiellement suivie et n'avais passé aucun des examens de fin d'année. Cela ne me dérangea pas. Je préférais repartir sur de bonnes bases, et avais également la chance de pouvoir être séparé de toutes ces personnes que j'avais dû supporter durant plus de cinq ans. Nouveaux camarades, nouveau corps, nouveau style, nouvelle vie.
La rentrée fut assez étrange. La plupart de mes anciens camarades ne me reconnurent même pas lorsque je les croisai. D'autres me regardaient avec un regard interrogateur, comme s'ils avaient l'impression de m'avoir déjà vu quelque part sans vraiment comprendre qui j'étais. D'autres, plus lucides, comprirent mon identité. Ils ne dissimulèrent pas leur étonnement. Etrangement, les regards qu'ils me lancèrent alors furent bien moins désapprobateurs qu'ils ne le furent par le passé. Parfois même ils semblaient sympathiques. Je les ignorai totalement, loin d'oublier le comportement qu'ils avaient pu avoir à mon égard. Je ne reçus plus aucune moquerie, n'entendis plus aucune réflexion à mon égard, davantage des regards perplexes, curieux.
Mes nouveaux camarades qui eux, n'avaient jamais suivi les mêmes cours avec moi jusqu'alors, ne me connaissaient pas vraiment. Je les connaissais de vue pour la plupart, certains de nom, notamment ceux qui partageaient ma maison. La plupart ne firent pas le parallèle avec mon ancienne apparence. D'autres me posèrent la question, d'abord surpris, puis aisément accommodés. Après tout, je n'avais jamais été quelqu'un de très populaire. J'étais juste Ciaràn, l'obèse de Poudlard. Si cela ne me dérangeait pas d'être reconnu par certains et si je disais la vérité lorsque l'on me posait la question, j'avais réellement l'envie de tourner la page. Si bien que lorsqu'ils me demandaient mon prénom, je donnais celui d'Hadès. Il s'agissait d'un surnom que me donna pour plaisanter l'un(e) de mes premier(e)s ami(e)s cette année, le jugeant en adéquation avec mon style relativement sombre et le comportement solitaire et froid que j'avais l'habitude d'adopter. Ce surnom devint un patronyme, se substituant presque à mon prénom auquel j'attribuais tant de mauvais souvenirs. Je n'étais plus Ciaràn, ce garçon obèse et désemparé.
J'étais toujours bon élève, quoique moins studieux. Je découvrais l'amitié, tout en restant sur mes gardes. Je connaissais trop bien l'hypocrisie et la méchanceté humaine pour accorder ma confiance. J'instaurais toujours une certaine distance, si bien que je ne laissais personne prendre connaissance de ma vie et de mon douloureux passé. Je pris toutefois plaisir à sortir, à rencontrer des gens, à faire la fête.
Je communiquais toujours régulièrement avec ma grand-mère par le biais de lettres. Je rentrais chez elle lors de chaque vacances. Petit-à-petit nous retrouvions notre complicité, malgré les différences qui à présent nous séparaient. Je constatais que le temps faisait d'elle une femme plus fatiguée, moins dynamique, cela me blessait mais je m'efforçais d'être là pour elle, pour la faire sourire, pour lui faire faire des choses qui contribueraient à la maintenir en forme. Quant à mes parents, nous avions coupé les ponts ; je n'avais plus aucune nouvelle et n'en recherchais pas. A mes yeux, ils n'existaient plus. Si j'avais mis du temps à prendre cette décision, aujourd'hui elle apparaissait pour moi comme une évidence.

Epilogue.

Je m'apprête ainsi à intégrer la septième et ultime année de ma scolarité à Poudlard, à près de dix-neuf ans et avec donc une année de retard mais également une motivation que j'avais rarement connue. Je ne suis pas spécialement enthousiaste à l'idée de reprendre les cours, mais davantage de retrouver ceux qui à terme deviendront peut-être des amis. Aujourd'hui, j'ai moins peur des autres et du regard qu'ils peuvent porter sur moi. Je n'ai pas spécialement confiance en moi. Je ne suis pas quelqu'un de prétentieux, loin de là. Je ne suis pas devenu une personne expansive ou populaire. Mais à l'heure actuelle, je fais de mon mieux. Je vis. Je souris. Je partage. Je ne me laisse plus aller. Je fais beaucoup de sport, je veille à avoir une alimentation équilibrée, mon poids s'étant stabilisé. Je porte une certaine importance à l'apparence, comme pour prendre une revanche sur celle que j'ai tant détestée.
ϟ Toi - parce qu'on est curieux

• Surnom : Hadès.
• Âge : Twenty-two.
• Comment avez vous connu le forum ? : Pub RPG design.
• Comment trouves tu le forum ? : A mon goût, d'où mon inscription.  <3
• Un petit mot? : Hâte de vous découvrir en RP.  I love you
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 0:27

Bienvenue et bon courage pour ta fiche ! J'espère que tu te plairas parmi nous I love you
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Préfet Serpentard
Messages : 1512
Pseudo : Sideris aka Estelle


MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 0:29

Bonsoir.

Bienvenue et bon courage pour ta fiche.

Aliénor, je voulais et croyais être le prem's !

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THERE'S DAGGERS IN MEN'S SMILES
There the grown serpent lies. The worm that’s fled hath nature that in time will venom breed ; no teeth for th' present.
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 1:54

Bienvenue parmi nous. queen
J'approuve absolument ton pseudo.
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Capitaine Serpentard
Messages : 1847


MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 6:23

BIENVENUUUUUUUUUUE !!!
Surtout si t'as des questions, t'hésite pas.
Et bon courage pour ta fiche ! :keur:

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(c) P!A
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 11:13

Bienvenue parmi nous !
Bon courage pour ta fiche. Smile
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 11:49

J'approuve le pseudo ET la célébrité *_* !

Sois le bienvenue !!
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 13:38

Bienvenue parmi nous !
Bon courage pour ta fiche :D

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PAIGE M. EVERETT ✽

Spoiler:
 

✽ Inside Out
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 13:51

Mon dieu. Le surnom de Hadès
Will u marry me ?
Et au passage, putain ton avatar est canon, so sseeeexx
Bienvenue, et bonne chance pour ta fiche ♥
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Mer 10 Juin - 22:04

Merci à tous. I love you Je suis flatté que mon pseudo & mon avatar vous plaisent, réservez-moi des petits liens. keur
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Capitaine Serpentard
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 19:36

Oh bordel. Je viens de lire ton caractère. Je t'aime tellement. (dixit la nana qui a trop bu) Mais à quelques détails près, j'me sens beaucoup trop proche de ton perso. Va nous falloir un lien de fifou. (Et ouaip j'ai chialé tout le long parce que trop d'alcool en moi). Et j'aime le fait que, pour une fois, on va vraiment devoir réfléchir à propos de ta maison. ... Sur ce, je vais lire ton histoire.

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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 19:42

Alexis, arrête d'être comme moi. queen
Non sans déconner, tu prends mon personnage et tu ajoutes une énorme partie du tien et... on m'obtient (moi pas mon personnage). Je me sens aussi proche du coup, c'est assez étonnant et frustrant aussi. J'aime beaucoup ton personnage, il est intéressant. Et du coup, hâte de voir dans quelle maison tu vas être envoyé.
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 20:18


Bienvenue.
Après mûre réflexion, j'ai décidé de t'envoyer à Poufsouffle ! Je suis certain que tu t'y sentiras à ta place et que tu t'y feras plein d'amis ! Puis, si tu ne trouves pas ce qu'il te faut, tu peux toujours créer la personne idéale d'un coup de baguette. Alors, entre les devoirs, les amourettes, et les rencontres, ton agenda va être des plus chargés. Et ce, sans compter les activités extra-scolaires tels que le club de duel, le journal de l'école, et bien sûr, le quidditch ! Mais de temps en temps, n'oublie pas de faire une pause. Sur ce, si tu as d'autre question, n'hésite pas à envoyer un hibou à l'administration. Bonne année à Poudlard !

Amicalement,
Le Choixpeau
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 20:37

Je suis content que mon personnage vous ait touché & qu'il ait suscité des interrogations au niveau de la maison ; Poufsouffle me convient parfaitement. <3
Hâte de jouer avec vous en RP. keur
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 22:38

J'avoue, moi aussi - pas mon personnage -, j'ai cru lire une description de mon caractère quoi. Par contre, Poufsouffle, moyen... Sinon, bienvenue définitivement parmi nous quand même.

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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 22:40

A croire qu'Hadès représente bon nombre d'entre nous. <3

Merci Drago, je comprends ta réaction, il n'est pas donné à tout le monde d'être réparti dans la noble maison qu'est Poufsouffle ahaha. Smile Smile
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Préfet Serpentard
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MessageSujet: Re: HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †   Jeu 11 Juin - 22:43

Ooh l'bât*** ! Tu as au moins le mérite de m'avoir fait un peu rire. Bref, j'arrête de "flooder".

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HADÈS ▬ tu t'effaces, toujours moins de place. †

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