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 Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]


Invité
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MessageSujet: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Ven 5 Juin - 21:23


Sanna Marie Bernadotte
The Last Princess of Suede
ϟ I.D. Card - ton personnage
• Prénom(s) : Sanna et Marie sont ses prénoms donné par ses deux parents, mais elle les a remplacé par Victoria et Kelly.
• Nom : Bernadotte, pour sa véritable identité, elle préfère nettement se faire nommer Jones dans la vie courante.
• Date de naissance : 26 juin  
• Âge : 34 ans
• Métier : Elle est couturière dans la maison de Madame Gruipure sur le chemin de Traverse à Londres, mais elle pourrait être facilement roturière.
• Statut du sang : Née-Moldue
• Statut social : Suédoise, Célibataire, Princesse de la dynastie Bernadotte, dernière enfant vivante de Oscar Jean Bernadotte, Roi de Suède et de Louise Grimaldi, Reine de Suède et Princesse de Monaco.
• Orientation sexuelle : Hétérosexuelle, son coeur est pris depuis des années cependant.
• Groupe : Sorciers civils
• Avatar : Katie Mcgrath

ϟ Caractere de votre personnage.

Un peu comme un bateau qui trouve son équilibre entre les vagues et le chaos . J'avance et je suis fière de ce que porte mon dos, un peu comme un bateau

Il y a de ces gens qui reste toujours simple dans leur vie. Oubliant leurs problèmes, oubliant finalement d’où ils viennent sans regarder derrière. Sanna, elle n’a pas le temps de vivre dans le présent, tant le passé la rattrape par fois. Elle n’a que le sang froid de le repousser pour oublier les vies prises, pour oublier le prix de la mort et le poids du deuil. Elle n’est pas des femmes les plus joyeuses qui existent, mais elle reste souriante et sociale quand elle est sur le chemin de traverse ou quand elle discute avec des clients. D’ailleurs, les élèves de Poudlard sont ses préférés, elle voit en eux ce moyen de ce souvenir de ses meilleurs moments, de la partie de sa vie la plus claire. C’est pourtant pour cela qu’aujourd’hui elle parait des femmes les plus sombres. Elle déteste se confier et a du mal à faire confiance. En général, elle fuit la foule et les masses sombres et grisantes des acheteurs. Elle aime la solitude et la lecture, comme elle l’a toujours aimé. En vérité, elle est une tout autre personne. Pourtant, elle le cache bien, elle ne voudrait pas être retrouvée par sa grand-mère. Elle ne voudrait pas retourner là-bas.

Sanna est pourtant une personne courageuse qui aime le risque et partir à l’aventure, ce pourquoi à 34 ans, elle a déjà parcouru la moitié des pays du globe. Mais depuis ses 13 ans, elle reste une personne fantomatique qu’on ne remarque pas forcément. Contrastant avec son enfance dorée, sa famille et ses amis avaient le don de l’éveiller aux plus grandes bêtises et par-dessus tout, elle aimait la vie et croyait que l’on pouvait tout faire pour la vivre d’une manière qui nous plaisait. Elle était optimiste et avait de l’espérance envers les autres et pensait toujours au mieux. Aujourd’hui, elle est terne, une pâle image de cette petite fille, une pâle image de la princesse qu’elle est. Sanna est d’ailleurs la dernière personne en vie de sa famille si on omet sa grand-mère. Elle est orpheline depuis sa troisième année à Poudlard. Sur les dires d’un pauvre fanatique. Sur les dires d’un fou qu’elle aurait voulu tuer. Sanna est une personne haineuse, qui déteste jusqu’à ce qu’elle obtienne satisfaction. Sanna est une vengeresse. Elle déteste avoir tort, elle n’aime pas qu’on lui donne des leçons… Elle voudrait être reconnue, mais elle a peur de la lumière. Elle a peur de reprendre ce qui lui revient de droit et le laisse à une branche secondaire des Bernadotte. Mais depuis quatre ans, sa grand-mère paternelle n’a pas de cesse de la chercher.

Sanna a peur de ne pas être à la hauteur, elle peur d’être déçue par ce mode de vie qu’elle a fui en apprenant qu’elle était une sorcière. Sanna à peur de se retrouver enfermée dans une cage dorée, elle a peur de ne pas être l’héritière qu’on attend, alors qu’elle a été élevée à éventualité. Elle a été élevée comme ses six frères et sœurs. Alexandra était tellement belle comme princesse héritière, alors que Sanna n’était que la sixième à pouvoir prétendre au trône. Malgré l’attitude bouillante du sang français dans ses veines, elle n’en reste pas moins une froide Suédoise qui ne se sent pas prête à faire ses preuves dans les sphères aristocratiques. Pas prête à être une poupée qu’on manipule, bien que la royauté reprenne une place importante dans la politique suédoise depuis ce massacre. Depuis que rien n’est plus comme il est. Depuis qu’on a cru qu’elle était morte avec eux. Depuis finalement qu’elle était morte et qu’elle était devenue Victoria Kelly Jones. Sanna n’avait pas eu d’autre choix que de se trouver ce second nom, usurpant ce qu’elle était, elle et sa fierté. Cette fierté royale qui se lit cependant sur ses traits. Elle est belle et cette beauté est pourtant fragile, car elle est malade et fait un magnifique complexe. Elle déteste qu’on la défende. Mais elle n’a pas pu s’empêcher de se mettre sous la protection d’une personne de trois ans de plus qu’elle quand elle avait 14 ans. Cette personne qui l’a protégée des Serpentard jusqu’à la fin de son année. Cette personne qui compte tellement pour elle. Cette même personne qui l’a fait souffrir plus que de raison quand il a tenté de venger un meurtre, alors qu'il lui avait toujours dit de vivre dans l'attente de la justice. Cette personne qu’elle aime, mais Sanna n’ose finalement pas se l’avouer pour ne pas souffrir d’avantage. Elle préfère tomber dans le déni et rayer une partie complète de sa vie de ses sentiments.

Elle se joue d’elle et joue sur son identité pour être l’Anglaise moyenne, elle a peur de vivre, elle à cette haine au fond d’elle-même et dans le fond, elle sait que seulement pourra l’en sortir, mais elle veut rester aveugle sur ce point, elle veut le croire mort depuis sa cavale. Elle vit dans une boite d’argent touchant parfois ce pendentif argenté autour de son cou. Celui qui est la preuve de ce passé douloureux, mais joyeux. Sanna est une princesse, la dernière, celle qu’attends son peuple depuis qu’on a annoncé dans les journaux que la petite fille tuée à sa place n’était pas elle, il y a quatre ans, mettant sur une place mouvant son cousin Aleskeï.

ϟ Histoire de votre personnage.

Répète toi sans cesse que tu es une princesse. Mets tes pas dans les miens, un par un. Tu vois tu fais ça très bien

Comme dans tous les contes de fées, il y a ce début et cette fin propre à chacun. Autant dire aujourd’hui que la fin n’est nullement écrite. Et finalement, le début était de plus réussi. Pourtant, dans toute histoire il y a péripéties et finalement ce n’est pas des plus beaux augures que de croire au destin et à sa bonne étoile. Ces deux derniers existent-ils vraiment, nul ne le sait. Et pourtant. Il y a ce début, alors dans le palais de Stockholm en Suède, on s’inquiétait comme on prenait son mal en patience. Depuis des années, les accouchements royaux n’étaient plus vus que par les médecins pour aider les femmes à mettre au monde sans la dose de stress qu’il y avait dans les temps plus lointains devant une cour aux abois. Pourtant ici c’était bien plus. Ocar III Jean Bernadotte de Suède attendait la venue au monde de son sixième enfant. Et il ne savait que trop ce que c’était d’attendre un enfant, c’était long et difficile. Surtout quand cinq autres enfants attendaient à ses côtés. Le père était aimant. La mère savait que c’était son rôle de donner des héritiers. Et pourtant depuis des années ce n’était pas forcément nécessaire, depuis l’arrivé l’an passé de Oskar. Alexandra l’ainée avait 7 ans, les jumelles Carina et Helga avaient 5 ans, Ida avait 3 ans… Finalement, c’était une belle petite famille. « Majesté, c’est une petite fille. La Reine va très bien, elle a besoin de repos. » Il soupira de soulagement. « Sire, la petite nécessite une attention particulière, elle a du mal à respirer. » Le roi sembla se glacer d’effroi et il confia ses enfants à leurs gouvernantes pour suivre la petite dernière dans un hôpital spécialisé en néo-natal. Ce jour du 26 juin a finalement été des plus éprouvants.

La petite princesse, aux yeux bleus verts et à la chevelure corbeau de sa mère et des Grimaldi, fut présentée à la population suédoise une semaine après sa naissance et son prénom connu les trois jours après sa naissance. Sanna Marie Bernadotte était la sixième enfant du couple et également héritière du trône. Ce pour quoi dès sa plus tendre enfance, elle fut bercée dans l’étiquette et le respect des traditions, elle apprit l’art de la diplomatie et la danse. Tout autant que jouer de deux instruments, comme sa mère le disait si bien : « Langues étrangères, musique et art de combats. » Alors, Sanna parle français, anglais, et suédois. Elle joue de la harpe et du violon, mais contrairement à ses frères et sœur, elle a fait de la danse classique à la place d’un sport de combat, son cœur étant atteint d’une malformation mineure, qui l’empêchait tout de même de pratiquer des choses qui demandaient trop d’efforts. Avec le temps, les meilleurs spécialistes sont venus la trouver, elle et la famille royale pour la guérir et proposer une opération qu’elle n’a toujours pas effectuée à ce jour. Alors qu’elle a deux ans, Sanna devient grande sœur à son tour accueillant le jeune Teodor, un autre petit prince. La Suède est en fête, et ce, pendant quelques années. Pourtant, l’apparition des premiers signes magiques de Sanna a débuté lors de ses 7 ans. Lors d’une messe ennuyeuse pour une célébration, son cousin Aleskeï la mise en rage et les vitraux derrière l’autel ont volé en éclat. Cela a provoqué un foin général, un possible attentat contre la couronne. Mais personne n‘est au courant que finalement, c’est la petite princesse qui est la cause de tout ce raffut.  

Pourtant, alors qu’elle a 9 ans, de véritables antimonarchistes commencent petit à petit à endoctriner les gens et les princes et princesses sont les premières visées dans les attaques contre la monarchie. Lettres, bonbons, tout était bon pour leur envoyer et qu’ils se mettent du poison plein les doigts en l’ouvrant, Ida est d’ailleurs la seule et la première de la petite tribu a en avoir fait les frais, mais elle s’en remit assez vite. Sanna a depuis une peur bleue du courrier, mais elle se cache bien de l’avouer à qui que ce soit. Finalement, l’été de ses 11 ans, Sanna est devenue une préadolescente bien mature, aussi spirituelle que belle pour son jeune âge. Pourtant, ce même jour, on demande audience à Sa Majesté le roi et la reine, ainsi qu’à la petite princesse. C’est sans vraiment savoir pourquoi, qu’elle dut mettre sa tiare d’apparat dans ses cheveux nouée d’une couronne de tresse. En face du trio royal, un homme âge, vêtu d’une manière saugrenue demande à avoir une audience privée, seul à seul. C’était sans compter la montée de cette secte, mais Oscar III accepta sans demander plus et le vide se fit dans le petit salon du palais. Le roi avait confiance en ceux qui désiraient le voir. C’était ainsi, il était bon et juste. Mais l’homme en face de lui sortit une baguette en expliquant petit à petit que Sanna était une sorcière et que le Ministère de la magie suédoise l’avait depuis sa naissance comprise, car c’était dans la nature d’un sorcier que de reconnaître son congénère. Quand il demanda à la demoiselle si des évènements étranges s’étaient déjà passés lorsqu’elle était en proie à diverses émotions. « Ça m’est déjà arrivé… » Avoua-t-elle devant ses deux parents médusés. Si c’était Sanna elle-même qui l’avouait, comment ne pas croire une enfant innocente. Leur fille qui plus est. Alors tout devenu un peu plus compliqué.

Des services de renseignements engagés, des jeunes enfants trouvés. Celle qui ressemblait le plus à Sanna s’appelait : Ingrid Yosol. C’était une orpheline qui avait tout à gagner dans l’histoire. Et elle devint Sanna durant ses années à Poudlard. Alors que la vraie Sanna était dans le fin fond de la campagne britannique à apprendre la magie. Chose qu’elle appréhenda quelque peu. Mais l’arrivée à Londres et les boutiques de chemin de traverse eurent le don de la réjouir.

Ici ou là tant d’aventures on se rencontrera ayant refait nos vies dans d’autres bras. Je revivrai les moments forts d’un passé mort sans toi


En fin de compte,  l’arrivée à Londres et dans un monde qui lui était inconnu de dérangea que très peu Sanna, elle était sous la tutelle d’un sorcier de sang-mêlé expérimenté. Et elle savait où elle allait, elle avait déjà changé quelque peu d’argent moldu en argent sorcier. La richesse de ses royaux parents n’avait d’égal que celle de son nouveau compte en banque. Pourtant, elle ne fut pas tellement seule longtemps, Sanna investi dans une petite chouette grise qu’elle nomma Sophie. L’amitié avait beau être à son maximum, Sophie restait loin de Sanna, l’animal ne savait peut-être pas ce qu’était sa maîtresse. Pourtant, ce n’était pas juste cela, mais l’animal semblait bien timide malgré tout. C’est pourtant toutes les deux que la princesse prit son aller dans le Poudlard express. Elle rencontra quelques camarades. Certains étaient des moldus comme elle et finalement, ce n’était pas plus mal, elle eut le don de se détendre, sans pour autant dire qu’elle était l’une des princesses de Suède. En fait, peu de monde était au courant. Ses professeurs, le directeur de l’époque, le personnel. Mais elle était traitée là-bas comme une élève normale. Rien de plus normal. Être une enfant comme les autres lui plut énormément. Alors lors de la cérémonie du choixpeau, bien que tremblante d’appréhension, ce dernier la plaça chez les Gryffondors. Les lions eurent le don de l’accueillir comme une sœur et bon nombre d’entre eux était comme elle issu du monde moldu. Mais aucun n’était de noble lignée comme elle l’était. Pourtant, certains curieux, quelques érudits, quelques curieux firent tourner la rumeur dans les couloirs du château qu’une princesse était dans la maison Gryffondor. Sans jamais que le nom de Sanna ne soit dit ouvertement, mais certains devaient le savoir. Dans la salle commune, elle était parfois dévisager, mais rien de méchant, elle était simplement une bête de foire et elle s’en souciait guère. Cependant, c’est à partir de sa seconde année, après son retour au collège qu’elle commençât être la cible de certaines moqueries. Des Serpentard jaloux sans aucun doute. Alors, Sanna qui n’avait pas été éduquée de telles sortes qu’elle ait du répondant, devenu rapidement une victime, mais beaucoup de ses aînés tels Balck ou Potter, parfois Evans prenait sa défense comme ils pouvaient prendre celle de n’importe qui. Elle ne les remercia jamais assez pourtant la vie se fit jusqu’en novembre, le mois de novembre de sa quatrième année.

La gazette et les lettres qu’elle recevait chaque début de semaine… Rien ne venait ce lundi-ci. Peut-être ses parents étaient occupés à faire autre chose, gérer un pays n’était pas des plus facile et à 14 ans, Sanna préférait poser les yeux sur certains garçons, et un Serdaigle avait attiré son attention à l’époque. Mais une semaine, puis deux, rien ne venait. Jusqu’à ce que finalement, ce soit le directeur de l’établissement et son directeur de maison qui la convoquèrent un soir. Tout semblait s’accélérer. Et la nouvelle tomba finalement. Une gazette moldue, une gazette anglaise. Sanna vit en première page une photo de la famille royale de Suède, sa famille. Son cœur battait déjà la chamade, mais elle lâcha tout aussi vite le journal, qui tomba au sol dans un bruit étourdissant. Elle recula de plusieurs pas, avant de poser les yeux sur les titres : « La Suède répudie sa monarchie. » Comment cela était-il possible ? Mais le directeur la ramena près d’eux, la priant de s’asseoir sur une chaise. Encaisser le coup. De long en large. Sous des pleurs déchirants, des cris, des complaintes, des prières, Sanna apprit que finalement ils avaient tous été assassinés par cette secte qui montait en puissance alors qu’elle avait 9 ans. Ce fou avait finalement réussi à prendre la tête d’un parti politique et de soulever des opposants, de les faire prisonnier et de les abattre froidement, sans leur laisser aucune chance de survie. Ce que Sanna ne sait encore pas c’est que ses sœurs et sa mère n’ont pas été que victime d’un renversement, mais bien d’autres horreurs et de souillures auxquelles elle a finalement échappée. Sa vie venait de basculer dans la phase la plus sombre. Elle ne voulait plus vivre, tantôt elle voulait se venger. Mais elle s’était coupée du monde et resté durant quelques semaines, seule au monde. Elle ne voulait voir personne. Et la nouvelle touchant une famille de moldue, seuls ces derniers étaient au courant de ce qui mettait Sanna dans ces états. Même sa meilleure amie de l’époque ne pouvait l’approcher. Elle ressemblait tellement à un zombie, se lever, manger peu, les yeux rougis, les joues creusées par le manque de nourriture. Le soir, elle avait cependant plus de laissez-passer que d'autres cette fois pour extérioriser cette haine.

C’était un soir de pleine lune qu’elle avait couru vers le parc. Elle ne pouvait hurler, mais elle était rageuse, cela se voyait dans ses mouvements. Tout se voyait. La nuit était déjà bien avancée quand une voix retentie dans son dos : « Bernadotte, on peut savoir ce qui t’arrive depuis un mois-là ? Un inferi serait plus beau que toi à regarder. » Elle avait fermé les yeux la voix tremblante : « Ferme là Black, ça ne te regarde pas. » Et en effet, ça ne le regardait pas du tout. Pourtant, il insista durant quelques minutes et ce qu’elle gardait depuis sorti aussi naturellement, avec ce sanglot sordide, cette voix qui se brise dans un aigu sombre et touchant à la fois : « Ils sont morts sale con ! Morts tu sais ce que ça fait de perdre toute ta famille en deux semaines de temps. Ils n’avaient rien demandé, mon père était un bon roi ! Mes sœurs et mes frères n’avaient pas à mourir fusillés comme des chiens. Mais qu’est-ce que tu peux y comprendre toi ? Tu la détestes ta famille et tu en es si fière, alors ne m’apprends pas ce que j‘ai à faire. » La colère la faisait sortir de ses gonds et finalement, elle n’avait pas tords, les maraudeurs étaient des vantards et le fait que Black vive chez Potter depuis près d’un an, ce n’était un secret pour personne. Il lui répondit plus simplement, pas le moins plaisantin ou cassant du monde : « Que crois-tu ? Que tu vas régler ta souffrance par la soif de vengeance ? Tu vas juste te baisser à leur niveau, tu vas juste devenir plus sombre et noir. Réfléchi avant de faire quoi que ce soit. » Et finalement, il repartit aussi vite qu’il était venu, la laissant seule dans le parc à méditer ses dires.

Pour fini Poudlard, Sanna se mit d’accord avec ses professeurs, elle n’avait jamais existé ici, elle était remplacée par Victoria Kelly Jones, une sorcière née moldue qui venait du pays de Galles. C’est comme cela qu’à ses 17 ans, elle sortit du château diplômé tout en apprenant que sa grand-mère Victoria avait vaincu la dictature qui avait tué sa famille. Et qu’elle était devenue reine régente avec pour héritier son cousin Aleskeï. Sanna pouvait donc plus facilement disparaitre désormais.

J'suis pas bien dans ma tête, maman. J’ai perdu le gout de la fête, maman. Regarde comme ta fille est faite, maman. Je trouve pas de sens à ma quête maman


À la sortie de Poudlard Aspics en poche, et identité changé, Sanna a vite décidé de faire sa vie en Angleterre, il n’y avait aucun mal à faire cela sans aucun doute. Puisque de toute façon, plus personne ne l’attendait en Suède, Aleskeï semblait bien heureux de pouvoir reprendre le trône à la mort de leur grand-mère Victoria, la reine régente. Et Sanna n’avait aucune envie de jouer la princesse parfaite, alors qu’elle avait gouté à d’autres choses bien plus séduisantes que le pouvoir. De plus, cela avait le don de lui faire peur, elle ne pouvait finalement pas vivre comme les autres en sachant qu’elle devait être morte. Les cauchemars qui avaient commencé des Poudlard s’intensifièrent. Elle ne savait plus vraiment ce qu’elle faisait seule dans un monde, sans sa famille, sans ses amis d’enfance. Pourtant, elle avait trouvé un petit emploi à Sainte Mangouste, Victoria Jones était une jeune apprentie dans le service des naissances. Chose qu’elle avait toujours aimé faire malgré sa peur du sang, mais elle n’était jamais en salle d’accouchement à cause de son jeune âge, cela viendrait bien plus tard. C’est donc naturellement qu’au mois d’aout 1980, elle fit partie de l’équipe qui mit au monde le jeune Potter. Finalement, bien qu’elle ressemblait à leur camarade Sanna, cette dernière maintenu toujours que c’était une étrange coïncidence et que finalement, elle lui ressemblait simplement. Mais elle avait de quoi être heureuse pour les gens qu’elle avait vus durant plus de quatre ans dans la même salle commune. Et finalement, il finit par venir à son tour. Et c’est le seul qui comprit qu’elle mentait, le couple était tellement plongé dans le bonheur pour voir le mensonge de Sanna. Et finalement, ce n’était pas des retrouvailles, pour elle, il n’avait pas changé. Mais il était toujours le même provocateur séducteur. Mais ce fut le seul qui lui demanda depuis des années : « Comment vas-tu ? » Elle savait très bien que cela concernait son deuil, que cela concernait celle qu’elle était avant. « Je tente de ne pas y penser en vain… », dit-elle en baissant son regard sur ses mains. Et ce jour-là, elle avait ressenti son cœur se serrer et finalement, elle venait de voir s’effriter son masque. Elle ne pourrait jamais mentir éternellement sur qui elle est.

Alors, l’année se passe, elle ut dix-huit ans comme tout jeunes sorciers. Mais depuis la naissance l’année d’avant, elle avait tenu le contact. Ils étaient quelque peu sortis. Elle avait gouté à un plaisir qu’il était le seul à pouvoir lui donner. Que sa mère se retourne dans sa tombe… Mais elle ne pouvait pas dire non, aux caresses chaudes et à des baisers langoureux.   Si tout ceci n’était qu’à sens unique, elle se fichait de se bercer d’illusions tant que ça dure le temps qu’elle arrive à se faire sa place. Mais le pire arriva. Le pire du pire. Le même jour qu’il y a un an, tout semblât s’effondrer autour de lui, et elle suivit dans le gouffre. Sans le vouloir vraiment, c’est à ses côtés qu’elle apprit la nouvelle, le drame du garçon qui a survécu. Il était tellement mal, fragile, mauvais, il voulait les venger. Et finalement, c’est peut-être elle, ou pas du tout qui le fit changer d’avis à cette idée. Comme il l’avait fait pour elle, il y a 4 ans maintenant : « Que crois-tu ? Que tu vas régler ta souffrance par la soif de vengeance ? Tu vas juste te baisser à leur niveau, tu vas juste devenir plus sombre et noir. Réfléchi avant de faire quoi que ce soit, je t’en conjure. » Avait-elle dit en le retenant sur le seuil de sa propre porte. « Tu n’en sais rien », avait-il dit en dégageant son bras. « Fait ce que je dis, pas ce que je fais » répondit-elle amère envers le Sang-Pur. Il l’avait regardé d’un regard noir, elle l’avait soutenu, chacun comprenait la souffrance de l’autre, la soif de vengeance de l’autre. Mais aucun des deux n’était prêt de faire le premier pas vers l’autre. C’était hors de question. Et finalement, il claqua la porte, coinçant le cœur de Sanna dans sa poitrine, le laissant pour mort. Ils s’étaient perdus.

Les huit ans suivant, il n’était donc pas rare de voir Sanna ici et là dans Londres, sa douleur fut-elle qu’elle oublia le travail, préférant la chaleur de ses draps. Elle devenait de plus en plus paranoïaque. Elle devenait de plus en plus mal. Le cœur, la tête, le passé, elle devenait un fantôme et sa maladie cardiaque ne l’aida en rien. Elle passa les années de ses 23 ans jusqu’à la veille de ses 27 ans à Sainte Mangouste ou en cure dans divers établissements. L’un pour soigner son cœur physiquement, l’un pour soigner son cœur émotionnellement. Ce que la médecine ne pouvait soigner, elle le remplaçait par les voyages et la découverte d’autres personnes. Finalement à 27 ans, elle décida d’aller poser ses valises dans le pays de sa mère, dans la principauté de sa mère. Monaco, c’était aussi chez elle. Mais qui le savait vraiment ?

J’suis allée au bout du monde, j’ai demandé pardon, je suis là et je t’attends sous les étoiles d’orient. Il y avait comme un son perdu dans l’univers. Est-ce que ce serait toi ? Oh comme je l’espère


Si son départ de Londres n’avait pas été des plus précipités, elle ne serait pas arrivée comme une pauvre malheureuse à Monaco, le royaume de sa mère. Elle serait arrivée avec au moins un logement, mais la France et surtout la principauté avait quelques résidences à louer à cette époque, des choses assez chère, mais tout aussi basique qu’elle le voulait. Elle avait une petite maison qui donnait sur la baie, la mer était à quelques mètres. Si Sanna ne cachait pas qu’elle venait de Londres à ses voisins, elle s’acclimata rapidement à la langue et à la nourriture française. Elle avait aimé découvrir des saveurs uniques qu’elle n’avait pas connues en Suède, ni en Angleterre. Pourtant, la princesse demeura bien décidée à se faire oublier, elle aurait eu envie qu’on la croie morte. Et Victoria Jones était sa dénomination, elle n’était ni princesse, ni sorcière, elle était juste Victoria. Cette même Victoria qui dut trouver un emploi assez rapidement. La période estivale et tout ce qui s’en suivit furent une aubaine pour la brune qui trouva un emploi saisonnier, un emploi qu’elle obtint finalement à la fin de l’été. Elle était belle et agréable à regarder. Elle avait finalement 27 ans à son arrivée en France. Elle était jeune et désespérée, elle avait finalement réussi à se sortir de sa torpeur après ses disputes avec Sirius, elle avait finalement décidé d’aller de l’avant oubliant tout ce qui avait pu être. Physiquement, pour eux, émotionnellement pour elle. Oublier un homme qui arrivait tout de même à hanter sa vie.

Sanna était en proie à des cauchemars, du sang, des cris, des morts et lui. Elle avait arrêté de les faire dès lors qu’elle bénéficiait de nombreux conseils de ses amis de Gryffondor, de ses conseils à lui. Elle passait alors de plus en plus souvent ses soirées, seule, sur son petit balcon à regarder la mer froide. Écrivant des centaines, des milliers de lettres à son adresse, lui parlant de ses craintes, lui parlant de ses envies. Mais finalement, Sanna n’en envoyait aucune, gardant tout pour elle. Gardant tout ce mal pour elle. Alors, elle se forgeait une histoire, elle était Victoria, petite anglaise orpheline depuis ses 20 ans, enfant unique, ses parents étaient morts dans un incendie et finalement, elle avait préféré prendre un nouveau départ dans un pays qu’elle avait toujours adoré et depuis qu’elle y était, elle s’y plaisait. Souvent, Sanna aurait pu tomber dans les drogues ou la boisson, mais l’écriture de ses sombres pensées, de ses noirs et ardents désirs la calmait et l’épuisait. Son cœur avait du mal à suivre la cadence physiquement et émotionnellement. Elle ne pouvait plus et un jour, tout ceci s’acheva aussi vite qu’il eût commencé. Elle venait d’avoir 30 ans.

On dit que sa royale grand-maman offre une royale somme, si on lui rend la princesse impériale.


C’était le 26 juin 1993, et finalement, c’était une journée de service comme une autre dans le palace où Sanna travaillait depuis déjà trois ans. En fait, c’était un endroit fréquenté par les mondains du monde et la période estivale avait commencé depuis le mois de mai. Il n’y avait pas que des Français, il y avait tant de nationalités différentes dans le hall ou dans le restaurant où elle travaillait. C’était aisé de se faire comprendre, Sanna parlait l’anglais en général, même face à des Suédois. Elle ne voulait pas qu’on sache qu’elle avait cette faculté. Mais sa langue maternelle avait le don de lui manquer. Cette nuit-là, elle n’avait pas bien dormi, encore un cauchemar, un de plus était final, elle sourit tout de même par politesse, elle était belle comme l’été qu’elle représentait. Elle se souvient même que les discussions allaient bon train en cette matinée et revenant au comptoir, la nouvelle tomba. C’était obligatoire, à Monaco, chaque anniversaire des princesses Bernadotte étaient un jour de fête, les drapeaux en berne à Stockholm comme ici, la ville natale de feu la princesse Louise. Aujourd’hui, Sanna avait trente ans, mais la une des journaux, elle ne l’avait pas vu, elle évitait de recroiser des photos d’elle, ou de ce sosie qui était mort à sa place. Cette petite fille la hantait. Alors, une de ses collègues lui tendit le journal local, émerveillé par la nouvelle que ce dernier annonçait. La une, une image de Sanna en noir et blanc comme de juste, immobile par la provenance moldue du journal le gros titre : « Les corps de la famille Bernadotte enfin retrouvés après 16 ans ! » Bien qu’elle aurait voulu en pleurer de joie et se dire que finalement, elle pourrait un jour aller se recueillir sur des sépultures à demi remplies de ceux qu’elle a aimés. Sanna regarda un autre titre, presque aussi gros, mais bien moins centré : « La princesse Sanna toujours en vie ? La nouvelle réjouit la royauté suédoise le jour de son trentième anniversaire. » Aussi vite lue, elle ouvrit le quotidien pour en lire les grandes lignes, celles de sa survie. Des recherches ADN, des recherches… Tout avait été fait et c’était certain pour tous, la jeune fille que l’on nommait Sanna lors du renversement du gouvernement il y a 16 ans, n’était pas la véritable princesse, juste un leurre. Un frisson, un courant froid traversa son corps, elle qui tentait depuis 16 ans de cacher son existence, elle allait être recherchée dans tous les pays du globe par sa grand-mère et son cousin Alekseï allait surement tenter de la retrouver avant elle. Le pouvoir rendait les gens méchants et amers, elle le savait à force. Et finalement, la journée se termina avec une lettre de démission, Sanna ne demandait pas son reste et prétexta partir aux États-Unis où l’on avait retrouvé des parents éloignés.

Sanna avait toujours médité sur son histoire, toujours choisi de refaire sa vie d’oublier tout ce qu’elle avait pu ressentir, oublier tous ceux qu’elle avait pu aimer. L’oublier, les oublier. Alors que finalement sa seule destination après Monaco fut de nouveaux Londres, Londres… Trois ans après qu’elle en soit partie. Elle n’avait pas plus peur que de recroiser des anciens camarades, elle avait peur de recroiser l’Amour. Elle avait peur de tout et de rien. Et ces cauchemars qui n’en finissaient pas. Finalement, elle devait avoir été maudite par Dieu pour être comme elle l’était. À laisser une jeune enfant de 14 ans mourir à sa place alors qu’elle était à cette époque, au chaud à Poudlard. En revenant à Londres, la même histoire, elle n’était pas Sanna, mais Victoria Jones. Rapidement, elle trouva un appartement sur le chemin de traverse, quelque chose de délabré qui méritait d’amples travaux. Mais avec du cœur et de la sueur, Sanna réussi à en faire son petit nid, son chez soi plus qu’à Monaco ou que dans le palais de Stockholm. De toute façon, elle enchaina pendant un an les petits boulots pour finalement trouver une place de couturière chez Madame Gripure à quelques pas de son appartement. Au moins, le peu de distance qu’elle avait à parcourir lui évitait de croiser trop de monde. Mais Sanna a ce don de pouvoir rendre magnifique n’importe quelle tenue de soirée, de par son éducation, mais surtout grâce à son imagination sans borne. Elle aime ce qu’elle fait. Et travailler sur des robes de soirées et tout autant excitantes que des costumes ou des robes de sorcier pour la Princesse qui semble enfin avoir trouvé sa place dans le monde du travail.

Cependant, elle reste toujours en fuite, fuyant sa famille, fuyant ses origines. Fuyant ce qu’elle ressent. Sanna semble être elle, simplement quand elle est face à un ouvrage. D'ailleurs depuis quelques mois, elle travaille sur une robe de bal pourpre, mais elle la cache bien précieusement dans une pièce dédiée dans son appartement.

ϟ Toi - parce qu'on est curieux

• Surnom : Chris', Dezaia
• Âge : 20 ans bientôt 21 ans ~
• Comment avez vous connu le forum ? : Lex m'a traînée ici par la force et me voici encore finalement.
• Comment trouves tu le forum ? : Toujours aussi beau voyons !
• Un petit mot? : Lex', elle m'a dit oui pour le perso après explication ouesh !
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Capitaine Serpentard
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Ven 5 Juin - 21:33

TU SAIS QUE JE TE DIRAIS TOUJOURS OUI. OUIOUIOUI.

Re-bienvenue chaton. queen

_________________


(c) P!A
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Ven 5 Juin - 21:52

Bienvenue (ou Re-bienvenue il semblerait ) ! Bon courage ! Bernadotte, je pariais sur une Suédoise, mais pas à ce qu'elle soit de la famille royale. En tout cas, ça donne envie de lire ta fiche queen
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Ven 5 Juin - 22:00

Lex: Forcément, je crois que tu me keur de trop des fois D:

Aliénor : Ah ah, je me doutais un peu que ça-allait parler à certain, bon on est d'accord, que je vais modifier ça un peu à ma sauce, c'est du RPG malgré tout, mais je garde évidemment tout l'attrait royale, c'est toujours intéressant à développer. En espérant ne pas décevoir ♫
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Ven 5 Juin - 22:15

Ah ce clin d'oeil de Sirius dans ta sign *_* !!

Re-bienvenue :D
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Sam 6 Juin - 20:14


Bienvenue.

Bienvenue dans le monde des Adultes ! Je suis certain que tu t'y sentiras à ta place et que tu t'y feras plein d'amis ! Puis, si tu ne trouves pas ce qu'il te faut, tu peux toujours créer la personne idéale d'un coup de baguette. Alors, entre le travail, les amourettes, et les rencontres, ton agenda va être des plus chargés. Mais de temps en temps, n'oublie pas de faire une pause. Sur ce, si tu as d'autre question, n'hésite pas à envoyer un hibou à l'administration.

Amicalement,
Le Choixpeau
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   Dim 7 Juin - 19:10

Rebienvenuue !
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MessageSujet: Re: Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]   

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Sanna ▬ You could never delete yout past [Finish]

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