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 Les Dieux ont soif || PV N. MALEFOY & R. Lestrange


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Pseudo : Le-Fou-Chapelier


MessageSujet: Les Dieux ont soif || PV N. MALEFOY & R. Lestrange   Sam 29 Avr - 23:40

Les Dieux ont soif



Il y avait quelque chose de particulièrement mortifère dans le Manoir Wieder, lorsqu'il était vide.
Lieu habitué aux folles soirées mondaines du numéro trois du Ministère Anglais, il semblait soudainement mort une fois que tous avaient déserté les salons de l'imposante bâtisse. Les murs semblaient attendre, froids, droits et silencieux, que des voix viennent réveiller leurs vieux secrets. Les tableaux, fixés consciencieusement, entendaient encore les rires des invités et les voix venant et allant sans prendre garde à ne pas trop les réveiller. C'était comme une école attendant que les élèves reviennent pour lui donner son sens, pour lui donner la vie qu'elle attendait.
La poussière ne restait pas plus de quelques minutes avant qu'un elfe de maison ne vînt la retirer, comme si n'importe quel invité pouvait resurgir du néant et venir juger de la propreté de la maison. C'était à croire que l'on attendait que les lumières reviennent sur ce théâtre d'hypocrisie, de jeux, de mondanités. On demeurait dans une sorte d'incertitude, suspendus au bon vouloir de quelques amuseurs publics. C'était une machine aux rouages bien huilés, aux décors prêts à être utilisés et maniés par des hommes de l'ombre. Les pendules ne semblaient continuer à tourner que pour briller les soirs de rencontres politiciennes, immortelles donneuses d'heures, voyant défiler devant leurs aiguilles les passions et terreurs d'une humanité incapable d'accepter sa vanité.

Depuis plusieurs jours, la pluie n'avait cessé de s'abattre sur Londres.
Il fallait dire que le Département de la Justice Magique avait été sans pitié pour les Mangemorts échappés. De nombreux Détraqueurs avaient été envoyés à travers le Royaume-Uni, à la quête des Mangemorts et autres Serviteurs de Voldemort. En deux jours à peine, une dizaine de personnes liées de près ou loin aux activités du sombre Mage Noir avaient été arrêtées et envoyées à Azkaban. Une preuve d'efficacité, qui n'avait cependant pas fait cesser la pluie et les orages.
L'humidité semblait s'incruster dans chaque mur, chaque tissu, à travers poils et peau pour venir glacer les os du moindre téméraire qui osait affronter ce déluge d'eau plus de deux minutes. C'était un temps à rester chez soi, près du feu, à siroter un thé en lisant les pages d'un bon roman.
Il ne faisait pas bon oser affirmer une quelconque liberté. Les individualités ainsi exacerbées, les effets de groupe étaient devenus presque impossibles. Personne ne souhaitant affronter la pluie ou les détraqueurs, tous pensaient à eux, dans l'espoir de ne pas croiser de Mangemort. Petit à petit, chacun s'était mis à arrêter de se poser trop de questions, par peur des nuits insomniaques s'apprêtant à accompagner le moindre soupçon. On faisait comme si rien ne s'était passé, on s'aveuglait. Petit à petit, la peur s'était glissée en chacun, comme la cruelle goutte d'eau qui glisse dans la nuque et provoque une multitude de frissons. Tous n'attendaient plus qu'à être réchauffés.

Tout cela faisait partie d'une stratégie minutieusement préparée. Les Mangemorts échappés, c'était le gros coup, celui préparé depuis des années et qui avait enfin abouti. Mais il fallait maintenant que l'explosion ait des retombées, des ondes de choc. Il fallait que chaque Sorcier se méfie de son voisin afin de se raccrocher à une idée rassurante. Cette dernière était encore en cours d'élaboration. La Terreur, elle, enfin, avait pris place. Progressivement, s'insinuant dans les grandes institutions, les petits foyers, les petites cervelles ou les grands esprits. On commençait à se méfier des autres, de son voisin, de son professeur, de son marchand de laid. On commençait à se dire que, peut-être, tout cela n'était que manipulation. Que les prétendus Mangemorts étaient morts depuis des années et que c'était un coup de Powell cherchant à asseoir son pouvoir. Certains allaient même jusqu'à dire que jamais un seul Mangemort n'avait existé et que tout cela n'était qu'un large complot du Département des Mystères. D'autres encore soupçonnaient le Ministre d'avoir lui-même laissé s'échapper les Mangemorts pour mieux les rattraper ensuite, sans succès évident.
Puis les lois avaient commencé à montrer le bout de leur froid et impartial nez. Ferdinand Wieder avait pu asseoir ses idées conservatrices. Des communiqués informant l'arrestation de soutiens de Voldemort, notamment de deux Mangemorts, avaient été publiées. Les gens commençaient à se rassurer. Il y avait au moins un homme compétent dans ce foutu bateau à la dérive. Et pour être en sécurité, tous étaient prêts à abandonner certains de leurs droits pourvu qu'ils restent au chaud et que personne ne vînt les importuner.

Dans cette ambiance de panique générale prétendument maîtrisée, Ferdinand Wieder allait et venait dans les couloirs du Ministère avec un air toujours aussi maniéré, précieux et extravagant. Rien, dans les habitudes du Directeur de la Justice Magique, ne semblait avoir changé. Le mielleux et gras bonhomme sentant la lavande avait fait le nécessaire. Chacun avait été rassuré, tout allait pour le mieux. Que des hommes et des femmes soient arrêtés en plein milieu de la nuit sur de simples soupçons? Mais c'est tout à fait nécessaire pour notre sécurité, cher ami. Qu'on envoie à Azkaban après des procès à la chaîne, visant surtout à rassurer l'opinion publique que quelques faits suffisaient à calmer? La justice suit son cours et notre confiance en nos institutions ne doit faillir, très cher. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. De son côté, le Ministre Powell s'était entièrement déchargé du dossier Mangemort sur son Directeur de la Justice Magique, préférant la relance économique et une réforme de l'Education co-écrite avec le démissionnaire Dumbledore. A Wieder, on avait confié les patates chaudes, pourvu qu'elles soient rapidement réglées. Une manière de ne pas s'occuper des possibles retombées d'un échec.
Mais c'était évidemment sans compter la participation active de Wieder à ces événements aussi violents qu'inquiétants.

Wieder avait passé la semaine au Ministère et le samedi matin en visite officielle au Ministère de la Magie Français. Un accord international de mutuelle sécurité avait été signé auprès du Ministre, ancien Directeur du Département de la Coopération Magique Etrangère qui avait travaillé en étroite collaboration avec Wieder quand ce dernier était Ambassadeur d'Allemagne en France.
Une semaine bien remplie qui se terminait par un événement des plus importants pour la reprise progressive du pouvoir par les Mangemorts. Car, si le chaleureux et doucereux Ferdinand s'était empressé de signer des accords de protection le matin, il avait l'honneur, l'après-midi même, d'accueillir un Lestrange dans son hôtel particulier, lui réservant une entière aile du Manoir pour un temps indéterminé.
Et ce n'était pas n'importe que Lestrange.

« Le Président du MACUSA a déclaré approuver votre candidature à la Confédération, Monsieur le Directeur. La Chine et l'Australie le feront dans la soirée, très probablement. Ce n'est plus qu'une affaire de quelques jours.
Très bien Neeson. Je travaillerai au Manoir, demain. Plusieurs dossiers urgents à mener. N'oubliez pas que lundi nous partons en Allemagne pour trois jours de visite d'Etat.
— Oui, Monsieur le Directeur. Dormirez-vous sur place?
Tout à fait, très cher. Je me dois d'aller au Manoir, rapidement. La poussière a dû s'accumuler avec les années.
— Parfait, Monsieur le Directeur.
Je vous hébergerai dans mon appartement personnel, au centre de Berlin. Il est bien plus confortable que le vieux château familial. Et il est nécessaire que vous soyez sur le quai-vive pour les négociations. La bâtisse est bien trop éloignée du centre.
— Très bien.
Filez, maintenant, Neeson. Et redressez-vous, triple buse ! On dirait un singe.
»

Et les deux hommes se séparèrent. L'un, même, disparut aussi rapidement, ne laissant qu'une petite fumée sous la pluie.
De l'autre côté, le petit grassouillet à veste de costume en velours tenait sa baguette vers le haut, de laquelle s'échappait un parapluie transparent, produit d'un sortilège visant à l'abriter sous la pluie battante. De l'autre main, grâce à une canne à pommeau taillée dans du bois riche, il écarta une planche de la barrière miteuse qui empêchait les badauds d'entrer dans les ruines du théâtre de la banlieue Nord de Londres.

Quelques minutes plus tard, Ferdinand Wieder entra dans le hall de sa demeure, son manteau à capeline ruisselant de pluie mais la coiffure parfaitement inchangée. Même le temps semblait incapable d'atteindre le costume et le masque portés par Ferdinand Wieder.
Il fallait le voir, là, à l'entrée de son antre, monarque en son royaume de mystères, de regards, d'arts et d'incertitudes. Parfaitement habillé par son costume trois pièces en velours, sa cravate de soie aux motifs extravagants, il avait la tenue parfait de l'aristocrate sorcier. Fier de sa position au Ministère de la Magie, il était un homme fait, droit dans ses bottes et conscient des responsabilités qui étaient les siennes. Son enrobé et suave visage respirait la sérénité, la bonne humeur et la finesse d'esprit.
Un valet se dépêcha de prendre son manteau, tandis que l'autre s'affairait à ranger la canne à pommeau. Ferdinand, lui, n'avait pas sourcillé. Son extravagance affichée contrastait avec ses yeux gris de froid. Aucune émotion ne semblait avoir parcouru son visage fatigué par le travail des derniers jours. La glace de son regard ne faisait voir aucune sensation, aucune pensée. Les remparts montraient que la cité était imprenable. Wieder contrôlait tout, jusqu'à sa propre image.

Tout n'avait été que contrôle de lui-même, pendant cette journée où il fallait jouer des coudes pour s'imposer.
Les salons diplomatiques avait un petit quelque chose de plus complexe, mais d'encore plus intéressant et violent. Si les politiques internes de chaque pays avaient leur lot de manipulations et de trahisons, dès que tous ces pays-là se retrouvaient les uns contre les autres pour mettre en jeu leur influence internationale, alors les grands fauves entraient dans l'arène.
Tout n'y était qu'un jeu de puissance, où les plus petits tentent d'être bien vus par les plus grands. Pendant toute la journée, les deux puissants avaient été Wieder et le Ministre de la Magie français. Deux amis de longue date, ils avaient mené leur Cour à la perfection, fonctionnaires prêts à tout pour être bien vus. Car tous savaient que la France avait été la première à apporter son soutien au futur Manitou Suprême de la Confédération Internationale de la Sorcellerie. Et même si Ferdinand n'en portait pas encore le titre, il en avait déjà l'influence et la carrure. L'heure était donc aux tractations, puisque le mandat du Ministre français se finissait et qu'il se voyait bien à la Confédération, aux côtés de son vieil ami.
Fatigué par ces nécessité sociales et mondaines, Wieder avait dû également négocier un traité d'entraide qui, pour un regard avisé, avait tout pour remettre en cause la véritable souveraineté des peuples. Il n'avait été question que de justice bilatérale, d'armée commune et d'enquêtes secrètes coordonnées. Autant de lois qui permettraient, un jour, d'asseoir un véritable pouvoir Mangemort et Puriste par les voies de la légalité et de la démocratie.

C'est ainsi que pendant quelques minutes, le Directeur de la Justice Magique sembla coupé de cette réalité. Un autre chose commencerait dès qu'il avancerait dans son salon aux portraits. Mais pour le moment, il lui fallait reprendre possession de tout son rôle, lui qui avait été tant sollicité pendant la journée.
Il souffla et leva les yeux vers le plafond aux nombreuses moulure de plâtre et au géant chandelier. La réalité disparaissait pendant quelques secondes.
Puis un rire se fit entendre du salon aux portraits.
Le vieil homme refixa son regard devant lui. Une froide détermination s'y lisait toujours, tandis qu'avec des mains habiles et expertes, il replaça quelques mèches ondulées de sa chevelure blanche et rousse. Un large sourire mielleux remplaça l'expression fermée qui avait pris place depuis son arrivée sur ce visage rond et ridé.
Il pouvait faire son entrée.

« Chers amis, quel honneur de vous avoir tous les deux ici ! Quel soulagement. Le petit homme s'avança dans le salon, faisant craquer le parquet avec des mocassins d'homme riche. Un large et suave sourire éclairait son visage de politicien. On aurait pu y voir un enfant émerveillé par une surprise. Asseyez-vous, enfin, asseyez-vous ! Je suis terriblement confus pour ce retard, mais vous connaissez les Français. Dès qu'ils tiennent quelqu'un qui peut leur apporter succès et considération, ils ne le lâchent plus ! Gloussements dignes d'une poule poudrée. Qu'importe, qu'importe ! Buvons un coup ! »

Ferdinand Wieder prit place dans un fauteuil voltaire à l'armature en argent, en compagnie de Narcissa Malfoy et de Rodolphus Lestrange.
Pendant quelques secondes, on eut presque l'impression que les temps de la première guerre n'avaient pas pris fin. Deux Mangemorts et la femme d'un autre réunis à une soirée, en toute liberté, verres de vin en main, la mine radieuse.
Il était certain, à les voir ainsi victorieux, que les temps étaient aux succès Mangemorts.

« Narcissa, très chère, permettez-moi de vous présenter mes plus sincères excuses. Vous avez dû être perquisitionnés la nuit dernière. Je n'ai guère eu le choix. Wieder s'avança vers Narcissa avec l'air d'une vieille précieuse qui s'apprête à commérer. Pour tout vous dire, je n'étais pas au courant. Ce malotru de Powell ne m'avait même pas informé. Dès que je l'ai su, j'ai ordonné la fin de l'enquête. Mais le mal avait dû déjà être fait. »

Mondanités. Excuses qu'il fallait faire afin d'être socialement correct.
Wieder se réinstalla dans son luxueux fauteuil et, ni une ni deux, s'alluma une cigarette en un claquement de doigt. Une petite fumée s'échappa.

« Mais calembredaines que tout cela n'est-il pas? Il fit une pause et porta son regard mielleux et globuleux sur Rodolphus. Comment vous portez-vous, cher ami? Je n'ai guère eu le temps de m'en inquiéter. Avez-vous fait bon voyage? Vos appartements sont-ils à votre convenance? »

Le deuxième invité était en effet particulièrement attendu par Ferdinand Wieder.
Car depuis le matin même, alors que le Directeur de la Justice Magique s'en était allé combattre les Mangemorts en France, l'un des plus puissants et craints des serviteurs du Seigneur des Ténèbres s'était installé dans le manoir Wieder.
Les pions du géant échiquier de Voldemort étaient prêts.
Et la partie ne faisait que commencer.

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« Wider, en ancien allemand Widar ou Widari, signifie "contre", "face à", parfois "envers". Et il lançait des exemples en l'air: Widerchrist, "antéchrist"; Widerhaken, "crochet, croc"; Widerraten, "dissuasion"; Widerklage, "contre-accusation", Widernatürlichkeit, "monstruosité" et "aberration". Tous ces mots lui paraissaient hautement révélateurs. » R. Bolaño, Etoile distante
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MessageSujet: Re: Les Dieux ont soif || PV N. MALEFOY & R. Lestrange   Dim 30 Avr - 22:55

La liberté avait vraiment une odeur particulière. Finis ces effluves de mort, de moisis et de pierre froide. Les détraqueurs m'avaient arraché tellement de choses au début, mais je n'étais surement pas à leurs goûts. Pas assez de bonheur en moi pour qu'il se régale.
Je sentais surement trop la vengeance et l'horreur pour qu'ils se rassasient de ma personne.

Après notre évasion, mon frère, ma femme et moi avions décidé de nous séparer pour ne pas être trop vite rattrapés. Bien que l'idée de laisser mon frère seul ne m'enchanter pas, je n'osais pas trop contredire Bellatrix.
C'est ainsi que je finis par trouver un lieu en sécurité pour poser les bagages que je n'avais pas le temps que tout revienne dans l'ordre. Ce n'était qu'une question de jour avant que l'on reprenne le pouvoir finalement.

Malgré le fait que je sois recherché, j'avoue ne pas prendre trop de précautions lors de mes déplacements.
J'avais réussi à me nettoyer un minimum, ne supportant plus cette crasse qui avait fusionné avec ma peau.
Caché d'une capuche d'un sweat un peu usé et vêtu d'un simple pantalon, tout deux volés à un moldu qui passait là où il ne fallait pas, je me déplace tranquillement dans la rue peu bondée de Londres en direction du chemin de Traverse vers l'allée des embrumes.
Il fallait que je récupère différents objets que j'avais laissés chez Barjow et Beurk avant de finir a Azkaban.
Arrivé à la boutique, le gérant m'accueille avec le plus grand respect. C'est ça, flatte mon égo, il y a plutôt intérêt.

- Je reviens chercher ce que je t'avais laissé avant que ces enfoirés d'aurors me chopent.
- Bien sûr, bien sûr Maitre Lestrange, je vais vous chercher ça...
- Stop les flatteries, grouille !

Il part alors en quatrième vitesse, je reste accoudé au comptoir avant que mon regard ne se pose sur un objet laissé sur la commode sale et poussiéreuse. Je m'approche alors pour l'observer de plus près. J'étais curieux de savoir ce que c'était plus en détail, me promettant de lui demander dès qu'il reviendra.
Peu de temps après, trop pour ma part, le petit homme revient avec un coffre en bois, relié de ferraille un peu rouillée.

- Tenez Maitre Lestrange, c'est tout ce que vous m'aviez laissé.

Je lui prends alors des mains sans remerciement. Je n'avais pas laissé grand-chose, tout le reste étant toujours dans le coffre-fort de ma femme.

- Quel est cet objet ?

Demandais-je en le pointant d'un coup de tête.

- Oh, rien de bien intéressant, c'est un collier qui est impossible à retirer une fois mis et qui permet de maintenir la personne sans même la toucher.

Je souris alors, cela me plaisait, mais ce n'était pas le moment de s'y attarder. Je le regarde alors et fais un mouvement de tête qui pourrait ressembler à un au revoir avant de partir en direction de ma nouvelle demeure.
Je remonte alors l'allée des embrumes, tête basse, jetant parfois des coups d’œil aux alentours, vérifiant si des personnes semblaient potentiellement dangereuses pour ma situation.

Je sors du chemin de Traverse et finis à Londres. Je parcours un peu les rues avant de m'enfoncer dans une ruelle et de transplaner dans la partie nord de la ville.

Arrivé, je regarde rapidement le papier froissé où quelques instructions étaient notées pour trouver le bâtiment.
Une fois à destination, je fixe la façade tout en m'essuyant les pieds sur le tapis prévu à cet effet. C'était quelqu'un d'influent, je préférais faire profil bas avec lui.
Je finis par taper trois coups sur la lourde porte qui ne tarda pas à s'ouvrir, laissant apparaitre un valet quelque peu distingué.
Sans même avoir le temps de m'annoncer, il me laisse entrer à peine quelques secondes après.

Pénétrant dans la demeure, je reste, il faut avouer, ébloui par la taille. Il faut dire qu'après plusieurs années enfermées dans une cage plus petite qu'un placard, n'importe quelle salle pourrait me paraitre énorme.
Il m'informe alors que mon hôte n'est pas encore arrivé et qu'il va se charger de me faire visiter mes appartements

- Mes... Appartements ?
- Oui, le maitre de ces lieux vous a réservé toute l'aile droite. Pour un temps indéterminé bien entendu, monsieur Lestrange.

Je n'en attendais pas moins de ce vieux fou extravaguant. Au moins, il respectait mon nom.
Je le suis, observant chaque bout de mur, chaque décoration. Qui aurait envie de partir d'ici au vu de la place et de la sécurité dont je bénéficiais dans ces lieux ? Tout était splendide et décoré avec gout et subtilité.
On finit la visite, m'invitant alors à prendre place dans le salon aux portraits tout à gauche de l'entrée.
Sans dire un mot, je pars en direction de la pièce. Je ressemblais presque à un enfant à regarder partout, m'imprégnant de l'odeur des murs, du toucher des poignets et du plafond qui semblait être à des kilomètres.
Difficile de croire que ma passion première était la torture lorsqu'on me voyait comme ça.

Je pose alors le coffre que je n'avais pas quitté sur la grande table, m'installant sur la chaise la plus proche. Je l'ouvre alors. C'est vrai que je n'avais même pas pensé à vérifier si tout était en ordre. Après avoir rapidement contrôlé le contenu, tout y était. Heureusement pour ce foutu vendeur d'ailleurs.

Je m'étale sur le dossier de la chaise et ferme les yeux un moment avant de les ouvrir en entendant une voix familière.
Narcissa alors fait son entrée. Je penche alors un peu la tête avec un sourire en la voyant. La sœur de ma femme était toujours aussi splendide.
Je respectais peu de gens réellement, mais elle, elle faisait partie de ces privilégiés. Je respectais également son mari, mais plus par peur que par allégeance.

- Narcissa...

Dis-je avec une voix douce.
Je me lève ensuite et lui fais alors un baise-main respectueux.

- Ravis de vous revoir ma chère.

Elle reste alors debout et je décide de faire de même, attendant alors que ce cher directeur revienne. Il fit finalement son entrée, toujours avec son entrain légendaire et ce charisme dont lui seul connaissait les secrets.

On s'assoit alors et je le remercie rapidement pour le verre de vin qu'il me tend. Je bois alors une gorgée. Quel plaisir d'avoir autre chose que de l'eau croupit.
On discute un peu avant qu'il ne parle de la perquisition chez les Malfoy. Ce qui n'était guère étonnant par les temps qui couraient. Ce n'était plus vraiment un secret que cette famille était très proche de côté obscure. Comme la mienne d'ailleurs.

Wieder s'intéresse alors à ma situation, j'aimais lorsqu'on s'intéressait à moi à vrai dire.

- C'est parfait. Je ne m'attendais pas à une telle place à vrai dire. Je suis flatté. Et étrangement, ça va beaucoup mieux depuis que j'ai quitté Azkaban. Respirer autre chose que cette odeur de pourriture me soulage et ça me fait énormément de bien de retourner à mes anciennes activités...

Une pensée à ce pauvre moldu qui avait croisé ma route et à qui j'avais même volé ces vêtements. Oh, peu importe, cette vermine mérite ce genre de châtiment.

- Ma femme vous passe le bonjour monsieur Wieder. Je me tourne alors vers ma belle soeur. Et elle espère te voir rapidement Narcissa. Tu lui as manqué.

Je lui souris alors, avec un regard carnassier qui me colle à la peau.
Mon regard revient sur le directeur.

- J'espère que vous aurez la possibilité de me dire tout ce que j'ai manqué depuis tout ce temps où j'étais enfermé comme un vulgaire animal de cirque...

Je sirote de nouveau une gorgée de vin. J'avais tant à rattraper, tant de torture à renouveler, tant de gens à voir mourir...

- Oh et... malheureusement je n'ai pas pu retrouver une nouvelle baguette, en auriez-vous une à me... prêter en attendant ?

... Que je tue un sorcier pour la lui prendre...
J'en avais des choses à faire pour redevenir le fier Lestrange que j'étais jadis.

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MessageSujet: Re: Les Dieux ont soif || PV N. MALEFOY & R. Lestrange   Ven 28 Juil - 19:56

Il y a une chose que je ne supporte pas, c’est que les gens se permettre de venir chez soi et de mettre le désordre partout pour une raison quelques peu idiote. Mais je ne dois absolument rien dire du tout et rester froide devant les gens du ministère, mais je sais qu’ils ne trouveront absolument rien du tout, Lucius à dût faire son possible pour cacher tout ce qui aurait pu nous faire du tort. Je sais très bien que je ne devrai pas faire ce genre de chose, mais lors de leur perquisitions, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder leur moindres gestes, je vérifier qu’il n’abime rien du tout, je sais qu’il suffit d’un simple coup de baguette pour tout réparer, mais je ne peux que leur en vouloir s’il faisait ce genre de chose. Mais ils ont tout de même assez respectueux de tous les biens qui sont dans ce manoir.

Lucius à passer la soirée à me rassurer sur tout ça, je sais que je donne l’impression d’être une femme forte et froide, mais mon mari et mon fils savent très bien comment je suis. Mais ce genre de petit moment de laisser aller ne dure jamais bien longtemps, car je dois tout de même rester forte pour eux et je ne dois pas me mettre dans des états pas possibles. Lucius m’avait écouté et m’avais apporté un thé, enfin il avait demandé à un elfe de le faire à sa place, mais avec ce simple petit geste, il avait réussi à me redonner le sourire.

Mais aujourd’hui tout était vraiment différent, je sais que je dois retrouver certaines personnes, je sais que notre rencontre est assez dangereuse surtout avec ce qui c’est passer hier, mais je ne peux pas refuser une telle invitation. Je ne préviens personne de ma visite dans ce lieu, pour le moment ma famille ne doit pas savoir ce genre de chose et surtout ils ne m’ont posé aucunes questions, comme je ne leur demande pas certaines choses que je ne souhaite pas savoir, car tout ce qui compte réellement pour moi c’est qu’ils aillent bien. Je ne vais pas dire qu’ils ne se mettent pas en danger, car je sais que Lucius se met en danger quoi qu’il fasse avec la marque qu’il porte à son bras, mais j’aime mon époux et je l’accepte comme il est même si je suis vraiment prête à tout pour qu’il risque le moins de chose, mais je le laisse faire ses propres choix et ne les remet pas en cause, sauf quand ils sont vraiment irréaliste, il faut bien que mon rôle d’épouse serve un minimum à quelques choses.

Me voilà en direction du manoir de Ferdinand, je ne sais pas du tout ce qu’il m’attend, mais je ne peux plus rester sans réagir et laisser mon époux ou encore mon fils prendre des risque et m’en faire pour eux en laissant le ministère débarquer chez moi pour fouiller dans mes biens. Mais ce n’est absolument plus le moment de pensée à ce genre de chose, car un elfe de maison me conduit vers la seul personne qui se trouve dans la maison, je suis assez surprise de voir qu’il s’agit de Rodolphus. Ce n’est pas un homme que je n’apprécie pas, il fait partie de ma famille après tout vu qu’il est l’époux de ma sœur Bellatrix.

« Rodolphus, je suis ravis de vous revoir. »

Je décide donc de rester debout en attendant notre hôte après que Rodolphus m’ai fait un baise main, je ne suis pas dans mon domaine donc j’attends patiemment qu’il entre, les bonnes manières ont la dent forte je dirai, mais par chance Ferdinand fini par faire son entré. La raison de son retard me fait légèrement sourire ; c’est vrai que les français ont ce genre de réputation. Mais ce qui me fait le plus sourire c’est d’entendre Ferdinand gloussé, mais je ne l’avouerai jamais. Nous finissons tous par aller nous asseoir avec un verre de vin à la main, c’est tout de même assez étrange de se retrouver ainsi, surtout que je suis juste la femme de Lucius Malefoy quand les Mangemort se réunissent, mais je ne ressent pas ce genre de chose en cet instant, surtout que Rodolphus est mon beau-frère donc ça doit jouer sur mon ressentie.

«  Ne soyez pas désoler Ferdinand, je suis préparé à ce genre de chose et ils ne trouveront jamais rien sans que nous le souhaitons réellement. Ces personnes ne souhaitaient pas que leur idée ne se réalise pas, c’est un simple comportement d'enfants capricieux. »

Je pourrais en dire plus face aux agissement de ses hommes, mais je n’ai pas envie de gâcher du temps pour parler des personnes qui ne le mérite même pas, ils ont fait leur petite crise, car ils avaient une idées derrière la tête et ils était repartie la queue entre les jambes, car ils avaient rien trouver de concret. Certes ce genre de comportement ne me plaisait guère, mais je sais très bien que la vie est remplie de telle personne. Je me concentre sur la conversation qui a lieu dans la pièce et j’apprends que ce cher Rodolphus est ici depuis ce matin, je reste bien sagement assise en buvant mon verre de vin comme le ferai toute lady qui se retrouve en compagnie de deux hommes en train de discuter, je reste bien à la place qui m’est attribuer et je parlerai quand on s’adressera à moi.

Mais quand Rodolphus se met à parler de Bellatrix, je ne peux que tendre un peu plus l’oreille, c’est vrai que ma sœur me manque, donc quand il me dis qu’elle espère me voire rapidement et que je lui manque je lui fait un simple signe de tête même si je sens qu’un sourire souhaite venir sur mes lèvres, mais je dois me contenir devant ses deux hommes même si le sourire de Rodolphus me donne envie de rouler des yeux ou encore de lever les yeux au ciel, mais en vue de mon éducation je ne dois pas faire ce genre de chose, même si par moment je ne résiste pas à faire ce genre de chose vis-à-vis de Lucius, mais simplement en privé, seule deux personnes savent qui je suis réellement.

«  Je l’espère tout autant Rodolphus, Bella me manque tout autant. »

J’observe les deux hommes, mais vraiment sans insistance je ne veux pas les rendre mal à l’aise même si je sais très bien qu’il en faut vraiment plus pour ce genre de chose, je me contente de boire mon verre de vin en réfléchissant à la questions de Rodolphus, je ne sais pas où je peux trouver une baguette, enfin si je le sais très bien.

«  Si tu le souhaite, je pourrai te compter un peu des événements que Balla et toi avaient manqué et je te fournirai une nouvelle baguette, certaines personnes n’en n’ont plus le besoin et elle reste au manoir »
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